The Divine Cities, book 2: City of Blades de Robert Jackson Bennett

Année de sortie : 2016
Éditeur : Broadway Books
Nombre de pages : 484
Genre : Fantasy

Mon avis :

J’ai préféré ce tome au précédent. L’intrigue était moins flou que dans le premier tome ou finalement c’était plus l’enjeu politique qui était fascinant que l’enquête en elle même.

Dans ce monde, il y a plus de 60 ans maintenant, un homme et son peuple, les Saypuri, se sont révoltés contre les dieux qui les maintenaient en esclavage. Aidés de la technologie ils les ont tués et sont revenus victorieux, prenant contrôle du continent entier. Mais avec la disparition des dieux des fléaux inconnus sont arrivés et ont répandu le chaos, tels que des épidémies, un gros changement climatique (le climat était régulé pour être idéal par les dieux, du coup sans leur contrôle il reprend violemment son cours normal), sans parler de la disparition de tous les artefacts magiques et miraculeux qui géraient la vie quotidienne des habitants.  

Ce tome se déroule 5 ans après la fin du précédent. En dehors du fait de suivre des personnages récurrents, les intrigues des deux tomes n’ont aucun lien entre elles.

La ville de Voortyashtan est surnommée la ville des épées. Non seulement de par sa géographie, entourées de pics, mais aussi parce qu’elle était la ville de la déesse de la guerre et de la mort, Voortya. Ceux qui la vénéraient étaient des guerriers, on les récompensait en leur donnant une épée magique qui a force d’utilisation finissait par contenir leurs âmes et était capable de tout trancher, multipliant la force de son porteur. Toutes les épées ont bien sur disparues avec la mort de la déesse mais la situation sur place est loin d’être stable.

Les tribus de guerriers des montagnes ayant été bien plus épargnées que celles des cotes qui ont pris la destruction de leur déesse de face, elles sont toujours actives et n’aiment pas du tout voir les Saypuris tout diriger. Du coup les attentats contre les militaires sont fréquents malgré les réunions fréquentes des chefs pour discuter et trouver des solutions à leurs problèmes.

La dessus les Saypuris ont décidé que la baie de la ville était le lieu idéal pour construire le plus gros port du continent. Le climat se dégrade de plus en plus vite dont le temps presse car les températures baissent et ils ont calculés que bientôt cette ville serait la seule à ne pas être recouverte de glace la majorité de l’année.  Cette précipitation leur apporte encore plus de souci car en fait le port doit être construit par dessus l’ancienne capitale qui a sombré dans l’océan avec la mort de sa déesse, tuant tout ses habitants à l’époque. Bien sur ça fait bondir encore plus les tribus qui pensent qu’on déshonore leurs ancêtres.

Si je prends autant de temps pour vous expliquer la situation c’est parce que comme dans le premier tome elle est bien sur au cœur de l’intrigue. Revenons au temps présent et à l’histoire de ce tome.

Suite à la bataille du tome précédent, la général Mulaghesh a prit sa retraire. Mais elle doit reprendre du service, contrainte et forcée par Shara (le personnage principal du tome précédent qui est bien monté en grade depuis). Elle lui demande de se rendre à Voortyashtan pour enquêter sur la disparition d’une de ses agents. Celle ci enquêtait sur un étrange métal qu’on a découvert dans les collines à coté de la ville. Ce métal a des propriétés qui sont inexplicable par la science actuelle, et du coup Shara soupçonnait un autre cas du divin caché.
La disparition de l’agent rend l’enquête d’autant plus urgente !

J’ai franchement bien apprécié l’enquête. On est clairement sur un policier fantasy, Mulaghesh va devoir dénouer les nœuds de cette disparition, le tout dans un climat social très tendu, limite encore plus que dans le tome précédent. Ici on est clairement à la veille d’une nouvelle guerre.

Après c’est vrai qu’au premier abord la situation de départ de ce tome est vraiment identique au précédent. On a une personne qui a disparu et une autre qui vient enquêter, le tout dans une situation ou il y a suspicion qu’un dieu n’est peut-être pas aussi mort qu’on le pensait. Et j’ai eu un peu peur au début, j’avoue, que ça soit trop proche au final. Mais en fait non. Non seulement le changement de personnage principal joue beaucoup pour changer d’ambiance mais l’auteur a su nous concocter une situation finalement bien différente.

Ce que j’ai préféré dans ce tome c’est qu’on ne perd jamais de vue l’enquête, elle n’est pas diluée comme dans le tome précédent. En fait on comprend directement que la situation est au cœur de l’intrigue. Du coup ça rend le tome bien plus dynamique car on ne prend pas des pages et des pages à expliquer une situation politique et historique qui semble n’avoir rien à voir avec l’histoire elle même. C’est peut être aussi simplement du au fait qu’on connait bien mieux le monde maintenant et du coup on est moins perdu.

C’est vrai que le fait de suivre Mulaghesh rend aussi les choses plus simple comparé à Shara le personnage principal du premier tome. Mulaghesh est avant tout une militaire, elle a l’habitude de donner et de recevoir des ordres et elle ne perd pas de temps à écumer les salons politiques avant de se mettre à vraiment enquêter.

J’aime bien aimé le personnage de Mulaghesh. C’est assez rare qu’on suive un femme plutôt âgée dans un livre de fantasy, surtout depuis le début. Celle ci est loin d’être de prime jeunesse, elle doit approcher des 60 ans. Elle voit d’ailleurs les militaires de Voortyashtan un peu comme ses propres enfants qu’elle n’a jamais eu. En plus de son enquête elle fera tout pour les protéger dés qu’elle le pourra.

Après c’est vrai qu’en y réfléchissant ce tome ci se concentre sur des thèmes peut être moins fort que ceux du premier. Ici on parle surtout du coté militaire, de ce qu’est être un soldat, le fait de servir et de toutes ses implications. C’est un sujet qui parlera surement à moins de monde que le thème du racisme présent avant. Mais ça n’empêche pas qu’il était bien intégré dans l’histoire et que finalement je me suis vraiment prise au jeu tout du long.

Au final un livre que j’ai préféré au précédent tome dans la série. Je ne suis toujours pas dans les « waou » que beaucoup de monde ressent apparemment en la lisant mais j’ai passé un excellent moment dans cette enquête de fantasy.

16.5/20

Mon avis sur le tome précédent : tome 1 : City of Stairs,

2 commentaires sur “The Divine Cities, book 2: City of Blades de Robert Jackson Bennett

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  1. C'est une série très sympa, en fait elle est quasiment aussi originale que les Craft Sequence que j'ai découvert à peu près au même moment. Personnellement j'avais préféré les Craft Sequence au niveau du premier tome découverte mais franchement même si finalement elles n'ont pas du tout la même ambiance les deux séries se ressemble beaucoup. Je comprends que tu hésite il y a tellement de choix !

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