Avis en Vrac #56 : David B. Coe, Ilona Andrews, Sharon Lee et Steve Miller, et John Dixon

 Salut à tous !
 Une fois encore je vais vous faire une série de chroniques dans un seul billet.
La couronne des sept royaumes, tome 02 : Le Prince Tavis
de David B. Coe
Année de sortie : 2006
Éditeur : J’ai Lu
Nombre de pages : 412
Genre : Fantasy
Ce tome ci est en fait la seconde moitié du premier tome de la série, découpé en deux par l’édition française. 
Elle reprend donc les événements la ou on les avait laissés dans la première moitié. Tavis est toujours prisonnier et tout le monde semble plus ou moins persuadé qu’il est coupable. La guerre entre les deux duchés se précise avec en plus les conspirateurs qui sont toujours à l’oeuvre et font tout pour allumer la poudrière qu’ils ont mis en place. 
Mais Tavis n’est pas tout seul, la seule personne qui sait qu’il n’a rien fait, le Glaneur Grinsa qui a montré son avenir à Tavis dans le premier tome est parti à son aide. Arrivera-t-il a temps pour sauver le jeune homme? Et son action arrivera-t-elle à ne pas faire sombrer le pays dans le chaos? 
Je dois dure que ce découpage forcé n’a pas aidé dans cette lecture. Je pense que si je les avaient lus à la suite j’aurais pu vraiment bien apprécié cette moitié, car la menace est vraiment progressive et on rajoute de la complexité au fur et à mesure. Mais ça n’a pas été le cas ici et du coup j’ai eu un peu de mal à me remettre dans le bain.
J’ai trouvé le milieu un peu longuet et j’avais hâte que la situation évolue un peu. Et heureusement ça fini bien par arriver. A partir du moment ou tout se met en place j’ai retrouvé le plaisir de lire que j’avais eu dans le premier tome. Les scènes de batailles sont bien menée et je me suis éclaté dans la résolution de cette intrigue, ce qui me donne vraiment envie de lire la suite de la série.
Pour ce qui est des personnages, j’avoue qu’ils sont nombreux. Il faudra un peu plus de temps je pense pour développer leur personnalité. Tavis est au cœur de tout mais il n’est pas du tout le personnage le plus sympathique de l’histoire. Mais justement c’est le fait d’être loin d’un personnage parfait qui le rend intéressant au final, il commence déjà à changer et à évoluer. Grinsa aussi se révèle être bien intéressant, j’ai hâte de voir comment il va pouvoir se dépatouiller de la situation dans laquelle il c’est mit. 
Au final un tome qui a mit du temps à démarrer, sans doute du au découpage français des tomes, mais qui une fois parti à vraiment su me convaincre aussi bien dans ses personnages que son intrigue. 
16/20
 
Kate Daniels, tome 10 : Magic Triumphs
de Ilona Andrews
Année de sortie : 2018
Éditeur : Ace Books
Nombre de pages : 352
Genre : Urban Fantasy
Ahh Quelle joie de retrouver Kate dans ce tome, avec en même temps de la tristesse de ce dire que c’est le dernier.
Dans ce tome Kate doit faire face à deux problèmes épineux. D’un coté son problème principal, en la personne de son père qui alterne entre les moments ou il aimerait avoir Kate comme alliée et ceux ou il veut juste la soumettre à sa volonté. Et d’un autre une entité inconnue qui élimine progressivement des quartiers isolés entiers, pour manger les os de leurs résidents …
Décidément il n’est pas bon d’être la gardienne d’Atlanta que tout le monde vient défier.
Petit point choupi (mais pas vraiment important pour l’histoire elle même) on découvre Conlan le fils de Kate et Curran dans ce tome et il est adorable. En dehors de ça les personnages continuent à me plaire, dans leurs décisions, leur évolution qui existe toujours, même après 10 tomes. J’ai bien aimé les questionnement de Kate concernant la meute et comment cette partie la de l’histoire avance ici.
J’ai été surprise par l’évolution de Curran d’ailleurs, je ne m’attendais pas à ça et je trouve son personnage de plus en plus intéressant (si si, c’est possible)

J’ai aussi bien apprécié le fait qu’on retrouve tous les différents personnages des tomes précédents dans celui ci. Ça nous permet de bien leur dire au revoir et du coup le coté nostalgie joue beaucoup.
Surtout qu’aucun n’est inutile, ils ne sont pas la juste pour ça mais aussi parce qu’ils ont un rôle à jouer dans l’intrigue.

L’intrigue aussi était excellente, jusqu’au bout on se demande comment tout ça va pouvoir finir. La fin était épique et bien menée, terminant avec satisfaction tout ce qui avait été commencé depuis le début de la série.

Rien d’autre à dire, ce tome était vraiment tout ce que j’en attendais, et je suis triste qu’il n’y en ai plus après, même si je sais que le spin off sur Hugh et des nouvelles/novella dans l’univers arriveront ensuite.

17/20
Scout’s Progress
de Sharon Lee et Steve Miller
Année de sortie : 2002
Éditeur : Ace Books
Nombre de pages : 320
Genre : Science-Fiction
On continue d’explorer la société Liaden dans ce tome que j’ai vraiment beaucoup apprécié. 
Aelliana Caylon a un problème en la personne de son frère, dominateur qui ne supporte pas de la voir réussir dans la vie et qui fait tout pour la rabaisser en permanence. Étant le chef (Delm) du Clan Meisel, il dirige tout ses faits et gestes. Ou du moins c’est ce qu’il croit car Aelliana arrive à s’éclipser de temps en temps pour jouer à des jeux de carte.
C’est ainsi qu’elle gagne un vaisseau.

Mais même si ce vaisseau est l’idéal pour s’enfuir il ne pourra lui servir que si elle sait le piloter et surtout si elle arrive à le garder secret car sinon son frère s’en emparera et elle sera perdue. C’est ainsi qu’elle rencontre Daav yos’Phelium, pilote, ex-scout, qui décide de devenir son formateur. 

Daav aussi est un Delm mais il différencie vraiment ces différentes fonctions et quand il pilote il oublie tout le reste, histoire de garder un peu de santé mentale et de sortir de la pression que ce poste signifie dans une des plus grandes famille de Liaden. Du coup Aelliana ne sait pas qui il est vraiment.
Lui aussi a des problèmes car son Clan lui met la pression parce qu’il continue à piloter, un métier dangereux alors qu’il n’y a pas encore fourni au clan son héritier. Il lui faut trouver une épouse temporaire, une à même de lui donner un enfant dans les 2 années de leur relation codifiée par les coutumes et les lois Liadan. 
Comme tous les précédents tome dans la série je trouve toujours que cet univers et cette société Liaden sont vraiment intéressants.
Cette histoire était particulièrement poignante vu que son sujet est d’abus, de maltraitance, et de comment une personne l’endure et arrive à se construire malgré ça. On voit Aelliana se développer, évoluer sous l’influence de Daav. Le fait qu’elle arrive a construire avec lui une amitié en dehors de tout lien de pouvoir (vu qu’elle n’a aucune idée de son rang exact) et qu’elle retrouve confiance en une personne joue beaucoup.
Comme on peut se l’imaginer et comme c’est toujours le cas avec cette série il y a bien un début de romance dans ce livre. Mais il n’est pas du tout lourd parce qu’en fait le livre s’arrête avant la vrai partie romance. Il se contente de nous signaler que maintenant tout est possible entre les deux personnages, qu’il n’y a plus de barrières entre eux, mais sans aller plus loin et en nous laissant imaginer comment ils vont vraiment se rapprocher ensuite.

Franchement j’ai passé un excellent moment. Le style et le langage dans ces livres est toujours pas mal évolué, et même avec mes années de lectures en Vo j’ai toujours un peu de mal à rentrer dedans au début et à m’y faire. Mais une fois que ce passage est passé je m’éclate et je ne suis jamais déçue.

La socièté Liaden qu’on découvre toujours plus en détails au fur et à mesure est vraiment fascinante de par ses cotés centré sur l’honneur et plein de rigueur en tout point, elle est à la fois parfaite (car très évoluée et très complexe et fascinante à étudier) et imparfaite dans son quotidien pour nos personnages.

16.5/20

The Point
de John Dixon
Année de sortie : 2018
Éditeur : Del Rey
Nombre de pages : 320
Genre : Science-Fiction

Une histoire avec un bon pitch et des chouettes promesses mais qui c’est avéré être un peu trop classique et YA à mon gout.
Scarlett Winters est une ado perdue dans une famille dysfonctionnelle. Son père bat son frère qui se venge en la frappant à son tour. Malgré tout la situation c’est plus ou moins arrangée depuis quelques années même si le spectre des anciens traumatismes reste bien présent.
Jusqu’au jour ou lors de la fête organisée pour la remise des diplômes elle arrête mystérieusement un attentat sous la forme d’une bombe qui avait été plantée au milieu de la foule …

Arrive le Colonel Rhoads qui lui fait un chantage : avec tout son passé de délinquante personne ne voudra croire qu’elle n’avait rien à voir avec la bombe vu qu’elle l’a arrêté de façon « magique » et si il n’intervient pas elle finira surement en prison pour très longtemps. Mais il peut intervenir pour la faire admettre à West Point, une académie militaire qui l’aidera à trouver comment elle a pu arrêter cette bombe, bien sur en acceptant de signer pour 4 années de service dans l’armée après la fin de ses études …

J’arrête le résumé la même si on n’a fait qu’effleurer la vrai situation et l’histoire du livre parce que ça fait déjà long et que ça serait trop complexe de faire le résumé de la suite en moins de 10 lignes.
En fait cette histoire n’était pas mauvaise en soi, j’ai passé un bon moment en la lisant, mais j’avais déjà vu tout les éléments avant. C’est une histoire classique de super pouvoirs comme j’ai l’impression d’en avoir déjà lu et vu plein dans les comics américains.

Et surtout ce qui m’a moins plu est le fait que 80% du livre n’est en fait qu’une histoire dans une école magique. On a plein de grands ados dysfonctionnels et on essaye de les faire évoluer dans un cadre militaire, le tout en ajoutant des super-pouvoirs. Bien sur que ça créé des soucis, bien sur que certains vont tout faire pour « prendre le pouvoir ».

Et ce qui m’a embêté c’est que c’est tellement classique qu’on ne comprend pas comment les personnes qui gèrent soit disant cet endroit de main de fer n’arrive pas à remarquer ce genre de choses. Encore plus quand les pouvoirs de certains sont télékinesiques et qu’ils peuvent rendre fous certaines autres personnes sans que personne ne s’en rende compte et puisse rien prouver.

Du coup j’étais frustrée de cette évolution, surtout quand on voit les conséquences et qu’on imagine le nombre de victimes innocentes qui ont été envoyé à l’abattoir (au sens propre car quand on parle de super pouvoirs secrets l’armée n’hésite pas à vraiment se débarrasser de ceux qu’elle jugent trop dangereux) car elles avaient « pété les plombs sans raison ».

Non vraiment, cette situation était à la fois trop classique et trop malsaine pour moi, elle m’a plus énervé qu’autre chose.

En fait au final l’intrigue principale du livre ne portait même pas la dessus, et finalement je pense que le problème de ce livre était surtout qu’il y avait trop d’idées dans le même livre. A la fin il y a un sentiment d’inachevé, on a laissé en plan pas mal de sujets qui étaient importants 10 pages avant.
Après rien ne dit que ce livre ne sera pas le premier d’une série et que justement il remettra tout ça en place, mais pour l’instant je n’ai rien vu qui l’indiquait.
15/20

Scout’s Progress et The Point on été lus dans le cadre du challenge S4F3 Saison 4 : 

https://albdoblog.com/2018/06/17/challenge-summer-short-stories-of-sfff-saison4/

 Scout’s Progress a été lu dans le cadre du challenge Summer Star Wars – Épisode VIII
 

6 commentaires sur “Avis en Vrac #56 : David B. Coe, Ilona Andrews, Sharon Lee et Steve Miller, et John Dixon

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