Imager Portfolio, book 2: Imager’s Challenge de L.E. Modesitt

Année de sortie : 2009
Éditeur : Tor Books
Nombre de pages : 544
Genre : Fantasy

Mon avis
Dans Imager Portofolio, nous suivions Rhennthyl un jeune homme, fils de manufacturier qui décide de se lancer dans le métier de portraitiste dans un monde qui tient beaucoup de l’Europe de la Renaissance dans laquelle les armes à feu existeraient déjà. Carrière qu’il doit abandonner quand il s’aperçoit qu’il peut manipuler la matière mentalement, une forme de magie appelée « Imaging ». Le voici donc dans le Collegium des Imager à apprendre comment s’en servir sans se tuer accidentellement. En parallèle il rencontre Seloria une jeune femme appartenant à la minorité des Pharsi, un peuple assez mal vu car on leur prête des talents magiques comme celui de Farsight, pouvoir deviner l’avenir. Rhen finissait par mettre à jour une tentative d’assassinat sur les membres du conseil du pays. 
Ce tome ci reprend l’histoire juste après. Rhen a été muté dans la garde civile de la ville pour l’éloigner de ceux qui pourraient lui vouloir du mal suite à l’attentat manqué. Mais ça ne l’éloigne pas du danger pour autant, car en plus de ça il a mit en colère un des nobles les plus puissants quand il était au Collégium en s’opposant à son fils qui menait la vie dure à tout le monde.
Il se met à subir un nombre important de tentatives d’assassinat qui le rendent très impopulaire dans la garde civile, sans parler du fait que certains officiers de la garde sont corrompu et voient d’un mauvais œil l’arrivée d’un Imager dans leurs rangs …

Le Collegium voit en fait cette mutation comme une façon d’éloigner Rhen de la notoriété. En fait le politiquement le Collegium a toujours su se faire oublier et c’est sa façon de survivre dans ce monde ou en général les Imagers sont plus brulés vifs qu’accueillit à bras ouverts. Du coup leur survie tient du fait qu’ils ne se font pas remarquer, semble inoffensifs et ne s’impliquent pas ouvertement dans la politique.
Mais les actions de Rhen ont eu de telles conséquences que ça remet ce statu quo en jeu. Du coup sa mutation était plus une façon de le parquer à un endroit ou il ne pourrait pas créer de problème.

En gros Rhen se retrouve vraiment au cœur du mécontentement général dans ce tome, tout les couteaux sont pointés vers lui. Mais le pire c’est qu’il ne s’en rend pas vraiment compte parce que pour lui il a fait la bonne chose en empêchant un attentat. Il a un coté idéaliste et il veut faire ce qu’il juge bien. Dans ce tome il commence à comprendre tout ce que cela implique et que ce n’est pas parce qu’on ne remarque pas quelque chose que ça n’existe pas. Des fois on a l’impression que ce que Rhen apprend au Collégium est assez cynique, c’est une façon de voir le monde assez sombre et du coup ça fait vraiment un contraste avec le coté enthousiaste et ouvert de celui ci.

L’ambiance de ce tome est vraiment similaire au précédent mais un peu plus active, chose que j’ai bien apprécié. Rhen a en effet pas mal de choses sur le dos et il doit jongler avec les différentes menaces présentes dans sa vie. Heureusement il n’est pas sans alliés, surtout dans la personne de Seloria et de sa famille qui finalement se retrouvent être la branche à laquelle il se raccroche lors qu’il ne sait plus quoi faire. J’ai vraiment apprécié de découvrir cette famille plus en détail. Au final elle devient plus la famille de Rhen que sa vrai famille qu’il voit beaucoup moins.
Franchement j’aime beaucoup cette série pour l’instant. Certes on est loin de la fantasy d’action mais le monde est richement décrit, complexe et surtout bien nuancé. On en apprend encore à tout les points de vue  dans ce tome. Le mélange du coté visuel Renaissance avec le coté industriel qui lui se rapproche plus de la fin du 19ième siècle marche vraiment bien et lui donne un coté unique. 
J’aime bien aussi le fait que l’intrigue ne se déroule pas en quelques jours. Ici les journées se succèdent des fois sans qu’il se passe la moindre chose. D’un coté ça diffuse un peu la tension mais d’un autre coté ça rend la chose pour réaliste. On est très loin d’un thriller ou les événements s’enchainent à n’en plus finir. Et pourtant on ne s’ennuie pas, l’action est bien répartie sur l’ensemble du livre et il ne se passe pas un chapitre sans changement.

Je crois que je suis en train de développer une petite addiction à cette série car rien que d’en écrire la chronique me donne vraiment envie de commencer le suivant. Bref, pour moi c’est vraiment une réussite, tout à fait le style de fantasy que j’apprécie.

17/20

2 commentaires sur “Imager Portfolio, book 2: Imager’s Challenge de L.E. Modesitt

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