Calame, tome 1 : Les deux visages de Paul Beorn

Année de sortie : 2018
Éditeur : Bragelonne
Nombre de pages : 476
Genre : Fantasy

Mon avis  :

Une très belle découverte !

L’histoire commence alors que la rébellion menée par Darran Dahl vient été stoppée. Celui ci a été tué et son bras droit la jeune Maura est emprisonnée dans les geôles du château. En échange d’un sursis pour ses amis et alliés, sur le point d’être exécutés publiquement, celle ci accepte de raconter l’histoire de sa rencontre avec le héros tombé et la naissance de la rébellion à un conteur très réputé. Bien entendu elle compte bien utiliser ce répit pour tenter de s’évader …

J’avoue qu’au tout début, quand j’ai compris le style de récit que ça allait être, en mode raconté par Maura, avec gros flashback, j’ai eu un moment de doute. Je sais que c’est une narration qui peut bien marcher, Le nom du vent et Blood song en sont de très bons exemples, mais justement du coup c’est très risqué parce qu’on doit pouvoir supporter la comparaison.

Mais j’ai vite abandonné mes doutes et été vraiment prise dans le récit, du coup on peut dire que c’est une réussite.

En fait j’ai trouvé le rythme vraiment agréable. Les passages au présent sont nombreux et importants aussi pour la suite. Ils ne donnent pas l’impression d’interrompre du récit du passé et sont bien dosés.

Le fait de jongler entre les deux apporte pas mal de suspense dans les deux temporalités.

Dans ce monde il y a deux type de magie, d’un coté celle individuelle que peut ou pas posséder un être humain, et de l’autre le Calame, un gros secret que je ne vous dévoilerais pas pour ne pas spoiler. Et si j’avais déjà rencontré ce type bien particulier de magie dans de l’urban fantasy, c’est bien la première fois que je la rencontre en fantasy classique médiéval, du coup c’est vraiment original et ça lui donne vraiment un twist, une saveur unique dans sa façon d’être exploitée.

Plus que la magie qui joue pourtant un rôle central dans l’histoire, le thème principal dans ce live est vraiment la place de la femme dans la société. Le monde étant médiéval c’est sur que de base on ne s’attend pas vraiment à ce qu’elles aient une place particulièrement importante de base, et pourtant on voit ici que ça peut être bien pire.

Petit à petit le récit nous raconte comment les femmes sont progressivement exclues et leurs droits se raréfient jusqu’à devenir inexistants au moment ou elles ne sont plus considérées que comme des meubles.

Le premier pas est franchi lorsque la religion en place remarque que dans les textes sacrés seul le mot « homme » est présent et ils déclarent donc que les femmes n’ont pas d’âme. Du coup elles ne peuvent plus assister aux événements importants. Ni avoir de responsabilités, puis elles finissent ne pouvant plus pouvoir vivre sans appartenir à un homme qui a le droit de les vendre si il le souhaite.

La rébellion part de la, de la lutte d’un homme contre des voleurs de femmes qui utilisent les villages peu défendus pour en capturer et en faire le trafic, les revendant plus loin ensuite à d’autres hommes aussi mal intentionnés.

Vous vous en doutez, avec un thème comme celui la, il y a forcement des passages difficiles, où on n’a qu’une envie c’est de prendre les armes avec la rébellion. Et c’était vraiment très bien fait parce que c’est très progressif. Je me suis du coup vraiment sentie impliquée dans le récit et je n’ai vraiment pas vu les pages défiler.

En fait le seul petit reproche que j’aurais à faire concerne le personnage principal de Maura. Malgré le thème fort, on ne peux pas dire que ça soit un personnage vraiment très sympathique, surtout au début, même si on fini par s’attacher à elle et à son combat au fil du temps.

Elle est assez brusque, pas mal égoïste, et elle a des réactions d’ado à certains moment qui donnent vraiment envie de la baffer. Il faut dire que quand l’histoire du passé commence elle est une paysanne sans aucune éducation, ce qui n’aide pas non plus à adhérer à certaines de ses réactions qui, si elles sont très réaliste de ce type de personne avec ce genre de mentalité dans un monde médiéval, la dessus c’est bien réussi, sont un peu exaspérantes. Heureusement que cette impression disparait plus on avance dans le livre.

Au final j’ai trouvé ce livre excellent, il m’a pris aux tripes avec son thème fort et m’a diverti en même temps. C’était vraiment très réussi et avec la fin je n’est qu’une envie : me jeter sur le suivant dès qu’il sortira !

17/20

D’autres avis sur ce livre : Elhyandra, Yuyine, Mahault, Sometimes a book, Phooka (Book en stock),

12 commentaires sur “Calame, tome 1 : Les deux visages de Paul Beorn

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  1. Ce n'est pas la première critique qui revient aussi positive. Tu ne fais donc que confirmer mon intérêt pour le bouquin. J'ai quelques beorn en rayon, acquis lors des dernière ops Bragelonne, et je crois que je vais compléter le collection. faudrait aussi que je m'y mette – à les lire.

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  2. Qu'est-ce qu'il était bien, j'espère que la suite ne paraitra pas plus tard que fin 2019 mais comme l'auteur, je préfère qu'il peaufine bien son texte et prenne plus de temps si nécessaire ^^

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