Le porteur de lumière, tome 4 : Le miroir de sang de Brent Weeks

Année de sortie : 2017
Éditeur : Bragelonne
Nombre de pages : 669
Genre : Fantasy
Mon avis :
Un tome qui a vraiment su remonter dans mon estime par rapport au précédent qui, sur le long terme, m’avait laissé un peu plus dubitative en comparaison des premiers (malgré la bonne note que je lui avait donné à l’époque).
Evidemment je ne vous cache pas que pour une série du genre, basée sur les révélations et les changements de situations, il va forcement y avoir du spoiler sur les tomes précédents. Difficile de l’éviter, vous êtes prévenus.

Quand on commence ce tome, aucun des personnage que l’on suis n’est vraiment en bonne situation. Karris vient de devenir le blanc et vu que ça c’est fait très vite elle n’a encore aucune idée de comment gérer son nouveau rôle, Kip vient de s’enfuir avec sa nouvelle femme dans le but d’agir la ou la chromerie ne fait plus rien (entre autre) et Gavin lui a de nouveau été enlevé par on ne sait qui et n’a aucune idée de ce que l’avenir lui réserve.
J’avoue que j’avais un peu peur en commençant. J’ai longtemps repoussé cette lecture, vu que j’avais même prévu d’acheter l’ebook VO pour le lire dés sa sortie en 2016 et finalement j’ai attendu 2019 pour le sortir.
Mais je suis maintenant vraiment rassurée, ce tome a été à la hauteur. A nouveau on est vraiment plein de révélations, moins de lenteurs, plus de rythme, un peu moins brouillon … Au final je trouve que ce tome est vraiment passé plus vite.
*****
Je fais un petit recap pour ceux qui ne connaîtraient pas la série :
L’univers du Porteur de lumière est centré autour des couleurs, avec lesquelles les créateurs peuvent créer une substance magique appelée la Luxine. En plus de ça, chaque couleur a ses spécifiés et est associé a un type de sentiment ou de caractère, par exemple le bleu rend logique.
Il existe 7 couleurs principales : rouge, orange, jaune, vert et bleu auxquelles se rajoutent l’ultra-violet et l’infra-rouge. De nombreuses personnes peuvent créer mais pour pouvoir entrer à la Chromerie, l’ile des créateurs qui sert de pouvoir central aux 7 Satrapies (régions) du monde, il faut pouvoir créer au moins une couleur de façon stable.
Un personne capable de créer des 7 couleurs est appelé un polychrome et ils sont vraiment très rare.

Au cœur de la Chromerie, il y a 2 pouvoirs. D’un coté le Prisme, qui doit être obligatoirement un polychrome et dont le seul but est d’équilibrer les couleurs pour pas qu’une prenne le dessus, ce qui entraînerait une catastrophe et le Blanc, qui a un pouvoir plus spirituel et qui est chargé de faire en sorte que les règles soient respectées.

Le prisme est la seule personne capable de créer sans limite. Tout les autres créateurs voit leur iris être envahi petit à petit par les couleurs qu’ils créent, jusqu’au moment ou les couleurs dépassent, ils « brisent le halo ». De telles personnes sont très dangereuses car elles deviennent folles, totalement sous l’emprise de leurs couleurs. La règle de la Chromerie veut que le Prisme doit exécuter toutes les personnes dans ce cas car on ne peux pas les laisser vivre.
La vie d’un créateur est donc bien plus courte que la normale car il faut souvent moins de 10 ans pour arriver à ce stade, surtout en temps de guerre.

Évidemment tout ça ce sont les données « officielles », il y a néanmoins de nombreux secrets bien gardés à l’intérieur ou à l’extérieur de la Chromerie sur la réalité de la chose qui est plus complexe que ça …
*****
Le gros point fort de ce tome a été toute la partie avec Gavin. Et heureusement je dirais vu que c’était le point faible du tome précédent.
On assiste ici a toute une série de révélations fracassantes qui nous font vraiment réaliser à quel point on c’était trompé sur toute la ligne le concernant jusqu’ici.

Ha Gavin (je continue à l’appeler par ce nom la, ne m’en voulez pas), j’adore ce personnage, même maintenant. Il est dual, un gros mélange entre le héros parfait, celui plein de courage, qui lutte, qui est bon, qui a un charisme de malade, … et un grand méchant, qui n’hésite pas à tuer pour parvenir à ses fins, qui embrouille tout le monde, qui avait tout prévu ou presque depuis le début et qui c’est même joué de lui même.

J’ai été effarée et une partie de moi est resté limite incrédule face à ce qu’on apprend sur lui dans ce tome, waou. Et le pire c’est que la source des révélations n’est pas vraiment fiable donc l’auteur fait exprès de nous laisser le doute jusqu’au bout !

En plus on se méfie, à force de se faire retourner dans tout les sens, du coup ça amplifie notre doute. Et il y a aussi le fait qu’on n’a pas vraiment envie d’être convaincu même si ça tien plus du génie sur ce point la. Bon, je suis quasiment convaincue en fait, mais il reste toujours cette étincelle, on verra bien pour la suite.

Ce qui est doublement bien c’est aussi que ces révélations nous font découvrir aussi un nouvel Andross. Cet homme est limite en totale contradiction avec l’image qu’on avait de lui avant. Non pas qu’il ne fasse plus peur, parce que ça reste un enfoiré de première, mais on comprend maintenant ses motivations, le pourquoi de ces décisions passées et présentes. J’ai adoré ces passages.

La partie de Karris a aussi été mouvementé, la pauvre ne sait plus du tout à qui se fier, tout se ligue contre elle et elle en est réduite à se lancer sur de vagues suppositions, même aidée par Teia qui prend vraiment du grade dans ce tome. Les deux femmes font leur possible pour s’entre-aider mais la pauvre Teia n’a toujours pas de chance et est bringuebalée entre ces divers maitres.
La partie qui finalement à le moins de portée en comparaison avec les autres a été celle de Kip. Non pas qu’il ne se passe pas des choses, car il va en voir de toutes les couleurs.
Mais au final ce n’est qu’une suite logique. Le personnage n’évolue pas plus qu’avant, il ne fait que continuer sur la lancée de ce qu’il était déjà capable. En plus j’avoue que Tisis est trop parfaite, il lui manque un truc pour se démarquer, et sortir de l’héroïne YA qu’elle fini par être dans ce tome.

En fait c’est le seul point un peu moins positif de ce tome, c’était trop lisse, surtout quand on a la force de la partie de Gavin au milieu.

Par contre j’ai vraiment bien apprécié la grosse bataille dans laquelle il est impliqué, les différentes phases sont suivies de façon claire par Kip qui a tout planifié et du coup elle paraissait vraiment épique !

Mais finalement ce qui renforce ce tome c’est surtout le fait que son rythme global est bien meilleurs. Les différentes parties s’enchaînent bien, il n’y a pas de temps mort ou de passages longuets.
Il y a toujours quelque chose qui se passe pour attirer notre attention et chaque point de vue est également réparti et a droit à son moment de gloire. Même Liv fait un petit retour, quoi que court, mais qui nous montre qu’elle fait son bonhomme de chemin de son coté.

Ce tome est une réussite, il m’a redonné foi en la série et en son potentiel. Il n’est certes pas parfait suivant ce que vous y cherchez, mais les moments « waou » ont été suffisants pour moi et j’en redemande. Il va être long d’attendre la fin de l’année pour la sortie du dernier tome !

17.5/20

D’autres avis sur ce tome ci : Zina, Apophis,

8 commentaires sur “Le porteur de lumière, tome 4 : Le miroir de sang de Brent Weeks

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  1. Oui son autre série (L'Ange de la nuit) était bancale et destinée à un public plus jeune, j'ai trouvé. Je l'ai lu après avoir commencé celle ci que j'avais adoré et j'ai été super déçu. (même si la fin a un chouilla rattrapé le tout parce qu'elle était très bien trouvée malgré tout les autres défauts)

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  2. C'est clair que les révélations sur Gavin sont une grosse baffe, à la fois en terme de remise en cause de tout ce qu'on croyait savoir, d'intensité des scènes concernées et de jeu avec le lecteur (on se demande ce qui est vrai et faux là-dedans et si Weeks ne nous mène pas en bateau). Vivement le tome suivant !

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  3. Je souhaite lire cette saga cette année. Il faut juste que je me motive car, tous les livres qui me font envie en ce moment sont des pavés, et quand je vois l'épaisseur 800 à 1000 pages, je prends peur (Le livre des martyrs T2, Le sang sur le sable, le weeks, le moore (1365 pages),…. pffff, j'ai aussi un blog à alimenter!!!Pour revenir au porteur de lumière, je n'ai lu qu'en diagonale, car je en veux pas trop me spoiler, j'arrive à enregistrer les détails, c'est agaçant ensuite. Je me note que la trame Gavin est sympathique! ;-)Allez courage, il faut me souhaiter, et tu y arrives bien!

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  4. C'est sur que des envies en gros pavé ça n'aide pas ! (j'ai le T3 de Sharakhai à lire aussi, mais il est un peu moins long, ouf, juste 550 pages)J'adore cette série et je pense que tu ne sera pas déçue, elle vaut vraiment le coup et le système de magie est génial 🙂 Bon courage !

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