Avis en Vrac #68 : Gareth L. Powell, Dennis E. Taylor, Brian McClellan et Stephen Blackmoore

Comme les précédents, cet avis en vrac regroupe des avis courts que j’ai d’abord publié sur ma page facebook avant de vous les regrouper ici quand il y en a suffisamment.
 
 
 
Braises de guerre (Embers of war, j’ai lu de livre en VO)
de Gareth L. Powell
Années de sortie : 2018 VO, 2019 VF
Éditeur : Denoël (Totan Books VO)
Nombre de pages : 400
Genre : Science-fiction
 
 
 J’ai passé un bon moment dans ce space opera classique et efficace, mais sans être totalement emballée à 100% à cause d’une élément en toute fin.

Les humains peuplent la galaxie avec de nombreuses autres races. Ils viennent de sortir d’une guerre qui c’est terminé par un massacre.
Le « Chien à Problèmes » est un croiseur lourd de guerre. Mais son AI, sentiente, a été dégoûtée par son rôle dans cette bataille, et a décidé qu’elle irait désormais du coté de l’aide plutôt que de la destruction. Elle c’est donc reconvertie en vaisseau de sauvetage de première urgence.

Son capitaine, Sal Konstanz, reçoit l’ordre d’aller porter secours aux survivants d’un paquebot en perdition après une attaque par une force inconnue.
Pas loin de la, Ashton Childe, un agent des services secrets reçoit aussi la mission d’aller sur le paquebot, pour récupérer un poète très connu qui était à son bord.

Ils n’en ont pas encore conscience, mais ils vont bientôt se retrouver au cœur d’une série d’événements qui pourraient enflammer une fois de plus toute la galaxie.

Après un premier tiers d’introduction qui part un peu dans tout les sens, le rythme se stabilise et nous entraîne vraiment dans l’intrigue.
Il y a plein de mystères, de révélations, aussi bien au niveau des humains que du reste de la galaxie, de secrets qui vont se dévoiler au fur et à mesure.

Sur ce point c’était vraiment bien réussi. J’étais à fond dedans, je voulais vraiment savoir la suite. J’ai dévoré une bonne partie du livre.
Je pense que c’est vraiment ce point la qui est le point fort de ce livre.

En ce qui concerne les personnages, je les ai bien apprécié. L’AI fait très adolescente, mais elle a aussi un coté programmée pour la guerre et ses réflexes reviennent assez vite quand elle est mise en danger. Le mélange des deux donne un personnage intéressant.

Les autres étaient plus banals mais pas au point de vraiment le remarquer durant ma lecture.

Et pourtant, je suis un peu sur la retenue au final. Une des découvertes de la fin m’a semblé bien trop « grosse » pour être crédible. Et ce même en considérant qu’on est dans un space opera et que je suis habituée au genre.
L’ensemble était trop surdimensionné en comparaison de tout ce qu’on avait vu jusqu’ici.

Du coup je n’ai pas réussi à vraiment accrocher et j’ai l’impression d’avoir lâché l’affaire après.
C’est un peu dommage vu comme je l’appréciais avant.

15/20

 
 
 
Nous sommes Bob, tome 1 : Nous sommes Légion
de Dennis E. Taylor
Années de sortie : 2016 VO, 2018 VF
Éditeur : Bragelonne
Nombre de pages : 384
Genre : Science-fiction
 
 
 Bob Johansson est un travailleur acharné et on peut dire qu’il a réussi dans la vie. Puis un jour il décide de profiter de la vie. Il vend son entreprise et est parti pour explorer le monde, la culture, en gros se faire plaisir. Il a même souscrit à un programme de cryogénie qui conservera son cerveau congelé au cas ou il lui arrive un problème.
Mais il n’aura pas le temps d’en profiter vu qu’il se fait écraser en traversant la rue, juste après.

Le voici qui se réveille pourtant un jour. Des dizaines d’années ont passé depuis et le monde a bien changé. D’ailleurs lui aussi a bien changé, vu qu’il n’est plus humain ! Son cerveau congelé a été téléchargé et il est désormais une A.I.

Mais ceux qui l’ont transformé ne l’ont pas fait pour le plaisir. En tant qu’A.I. dans ce futur la, il n’a pas de droits et il doit faire ce qu’on lui dit sinon il sera débranché et la machine contenant ses données purgée.
Sa mission? Il va être transféré dans une sonde interstellaire et envoyé explorer la galaxie dans le but de trouver des lieux habitables pour les humains.

Bob joue le jeu, jusqu’au moment ou il deviendra libre … et qu’il pourra s’auto dupliquer pour entreprendre sa mission.
Mais les choses sont plus compliquées que prévu quand il s’aperçoit que chaque duplication change la personnalité du Bob qui émerge.
Bientôt les premiers dissensions arrivent…

J’ai bien aimé ce roman. On est dans de la SF très fun, de pur divertissement.

C’est un livre très geek. A certains moments on se croirait vraiment dans un jeu vidéo d’exploration quand bob doit trouver des ressources et trouver quoi prioriser : la recherche, l’expansion, ou la défense?
Etant une ancienne joueuse j’ai vraiment apprécié cette ambiance et les choix de Bob.

J’ai aussi bien apprécié le fait que les différents Bob soient différents. Ça donne l’impression de suivre différents personnages et pas toujours le même.
Certains sont assez excentriques voir un chouilla extrêmes mais j’ai bien aimé les ronchons.

C’est drôle et on s’attache beaucoup à la légion de Bobs qui voit le jour petit à petit !

Si je devais trouver un petit défaut je dirais qu’il y a quelques longueurs dans certains passages mais rien qui m’ai vraiment ennuyé au final.

Un petit livre qui arrive à se démarquer aussi par son originalité que je recommande aux amateurs de geekeries !

16/20

 
 
 
Valkyrie Collections, book 1: Uncanny Collateral
de Brian McClellan
Année de sortie : 2019
Éditeur : Auto-édité
Nombre de pages : 151
Genre : Urban fantasy, Novella
 
 
 Alex Fitz est un semi-troll et aussi un esclave, il travaille avec Maggie, une Djinn. Il a été acheté enfant et est depuis un Reaper : il collecte les âmes des personnes ayant fait des pactes qui ne se sont pas présentés à la fin de leur contrat.

Quand la mort elle même arrive et lui demande de retrouver un voleur d’âmes, il ne se sent pas vraiment à l’aise car c’est assez éloigné de ses missions habituelles. Mais, bien sur, il n’a pas d’autre choix que d’obéir.

La première chose que je me suis dit une fois terminé ce texte était : pourquoi si court?
Surtout que le monde et l’intrigue ont définitivement de quoi fournir plus que ça. Au final, le tout m’a laissé avec un petit sentiment de manque de développement.

Comme je disais le potentiel du monde est la. J’ai bien aimé le principe des âmes qui sont en quelque sorte devenu une monnaie que gardent jalousement ceux qui arrivent à en collecter.
Il y a aussi un petit coté cynique et humoristique que j’ai beaucoup apprécie.

Pour l’instant les problématiques liées aux personnages ne sont qu’esquissées, et j’avoue que c’est peut être ça qui m’a la plus dérangé. J’aurais voulu en savoir plus.

Surtout au niveau d’Alex qui l’a semblé au final étrangement passif. j’ai du mal à vraiment imaginer ce qui le retient en tant qu’adulte, maintenant qu’il peut se débrouiller seul, à continuer à faire son travail d’esclave sans bénéfices.
J’attend avec impatience de voir si il va finir par bouger ou pas.

Pour autant c’était une bonne lecture dans l’ensemble.
Mais il va falloir attendre encore un peu pour vraiment pouvoir lui donner de meilleures notes de mon coté, le temps de voir si les développements tant attendus arriveront.

15/20

 
 

Eric Carter, book 4: Fire Season
de Stephen Blackmoore
Année de sortie : 2019
Éditeur : Daw Books
Nombre de pages : 302
Genre : Urban fantasy

 
 Un tome toujours aussi intéressant dans cette série à la mythologie très originale.

Eric Carter pensait pouvoir reprendre sa vie d’avant maintenant que ses ennemis sont mis de coté. Mais c’était sans compter un de ses grosses erreurs : il a perdu le briquet magique que lui avait remis Quetzalcoatl pour qu’il brûle l’au-delà !

Et voici qu’un assassin s’en sert pour éliminer des sorciers …
Maintenant tout le monde est persuadé qu’il est le responsable de tout les violents incendies qui ravagent Los Angeles !

Chaud bouillant, ce tome nous laisse avec une odeur de brûlé dans les narines !
Eric essaye de traquer son adversaire alors que la ville, et pas mal de ses habitants, crament sous ses yeux.

Franchement c’était un plaisir à lire. Eric est l’exemple même du héros sarcastique et blasé, qui a un coté téméraire qui frise avec le suicidaire à certains moments vu les situations dans lesquelles il plonge.
Ce n’est pas comme si son adversaire n’était pas un dieu en colère équipé d’un artefact magique, pas du tout 😛

On a vraiment pas le temps de s’ennuyer dans ce tome, tout se déroule a un bon rythme sans période de répit.
Les personnages secondaires trouvent une bonne place et sont toujours aussi efficaces.

Ce livre faisait bien écho à toutes les peurs que les incendies ont causé dans la région il y a quelques temps.

Bref, un excellent tome, comme d’habitude avec cette série !

16/20

 

4 commentaires sur “Avis en Vrac #68 : Gareth L. Powell, Dennis E. Taylor, Brian McClellan et Stephen Blackmoore

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