This Is How You Lose the Time War de Max Gladstone et Amal El-Mohtar

Année de sortie : 2019
Éditeur : Saga press
Nombre de pages : 208
Genre : Science-fiction
Mon avis :
Il s’agit d’une novella d’environ 200 pages écrite à deux mains. Je connaissais déjà Max Gladsone (ceux qui me suivent régulièrement savent surement que j’ai adoré sa série Craft Sequence) et du coup je découvre Amal El-Mohtarune, autrice couverte de prix pour ses histoires courtes (elle a eu un Hugo award, un Nebula award et 2 Locus Awards).Cette histoire est vraiment très poétique et très bien écrite. Le style évolue d’ailleurs avec les personnages au fur et à mesure du temps.

On y suit deux « agents » dans un futur très très très lointain ou on a découvert le voyage dans le temps et ou on est capable de calculer des probabilités qu’un élément a d’arriver de façon extrêmement précises.
Deux camps se sont formés, deux camps qui souhaitent un futur particulier et qui feront tout pour arriver à leur fin, manipulant leur passé encore et encore en essayant être le seul survivant à la fin de la « time war ».
Les humains des deux cotés sont ce qu’on pourrait appeler des « post-humains », totalement modifiés pour faire leurs mission.

Blue est l’agent du « Garden », une entité presque vivante composée d’humains qui ont pour but de faire triompher la nature. Son but : créer un espèce de jardin d’éden dans le futur, ou tout ne sera qu’harmonie. Sa technique de combat : influencer un élément très longtemps avant celui qu’on souhaite modifier en plantant des « graines » qui prennent racine dans l’histoire, jusqu’au jour ou la « plante » est totalement formée et le passé modifié. Subtilité, stabilité et surtout discrétion sont ses maîtres mots.

Red est l’agent de « the Agency » une entité hyper technologique, qui fait penser à la matrice (oui celle des films), dans laquelle les humains vivent dans des pods et sont en réalité dans un monde artificiel adapté à leurs besoins, en permanence connectés les uns aux autres. Le tout en ayant des machines subvenant automatiquement à leurs moindres besoin physiques pendant qu’eux profitent de leur vie. Son moto : ne plus être dépendant de la nature, sa méthode d’action : l’intervention lourde et directe, action => réaction. Action et technologie sont ses maîtres mots.

Les deux agents vont commencer une correspondance. Tout d’abord comme une façon de se motiver, de se lancer des défis, tout dans la confrontation, le moyen de montrer à l’adversaire qu’on a toujours la main, qu’on arrive à anticiper ses plans et les détruire.

Puis petit à petit les points communs se découvrent, les sentiments se mettent à apparaître et les deux personnages évoluent dans leur vision de l’autre et du monde. Du temps des dinosaures à une guerre spatiale éclaire dans un lointain futur, d’un café dans l’Angleterre victorienne aux hordes à cheval de Gengis Khan ou sur les pentes d’Atlantis en train de sombrer, les deux agents s’enflamment.

Bien entendu tout ça doit rester caché, donc on ne parle pas de lettres écrites sur du papier mais de code dans les mouvement d’un insecte, dans les cernes d’un arbre coupé, encryptées dans l’ADN d’un fruit ou sous la peau d’un animal …

Finalement le background et les mondes des personnages n’ont pas vraiment plus d’importance que ça dans l’intrigue. Le tout reste assez flou sans que ça soit gênant un seul instant. Leurs actions qui étaient au début bien détaillées finissent en phrases qui résument tout, seules les lettres comptent.

On est la sur une formidable d’histoire d’amour qui transcende tout, et peu importe si on fini par perdre la guerre … Je n’en dit pas plus pour ne pas trop spoiler.
Ce livre ne manquera pas susciter des gros « waou » aux personnes touchées par ce genre d’histoires. Par contre le style est très fort, plein d’envolées lyriques et de métaphores ça passe ou ça casse…

C’est sur que ce n’est pas un livre pour tout le monde, c’est très marqué finalement. Pour ma part j’ai vraiment beaucoup accroché. Je pense que cette novella me restera en mémoire très longtemps !

17/20

5 commentaires sur “This Is How You Lose the Time War de Max Gladstone et Amal El-Mohtar

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  1. On est souvent sur la même longueur d'onde sur nos lectures communes, mais sur ce coup là, pas du tout. Je n'ai même pas réussi à le finir tellement j'ai trouvé d'une part l'univers trop flou, et d'autre part le style pompeux et d'une lourdeur effrayante. Et pourtant, moi aussi j'adore Gladstone, pas seulement The craft sequence mais aussi ce qu'il a pu écrire en Fantastique, Lovecraftien ou vampirique, sous forme de nouvelles. Donc soit c'est l'apport de sa co-autrice auquel je n'ai pas du tout accroché, soit la thématique romantique et épistolaire n'était vraiment pas pour moi malgré l'aspect guerre temporelle qui m'attire toujours beaucoup.Merci pour ta très bonne critique, comme toujours, en tout cas.

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  2. C'est vrai que c'est bien plus poétique que factuel, le monde reste très flou en dehors des quelques idées que j'ai balancé dans mon résumé. Tout est en nuances et en sentiments, je comprend que ça ne soit vraiment pas pour tout le monde. Merci !

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