Le dernier de son espèce de Andreas Eschbach

L’Atalante, 304 pages, 2006, Science-fiction
Imaginez L’homme qui valait 3 milliards, mais 20 ans après alors que ses implants sont en train de lâcher les uns après les autres et qu’il n’a plus de quoi les changer.
Duane Fitzgerald vit en Irlande dans une petit port de pèche. Il est américain mais c’est la ville d’origine de sa famille alors quand l’heure de sa retraite est arrivée il a préféré s’installer la.

Mais Duane n’est pas si vieux que ça, il a à peine la quarantaine. Ce sont ses circuits qui sont vieux.
Car en fait Duane est un Cyborg. Il a été créé dans les années 80 par l’armée américaine dans un projet secret qui souhaitait avoir un moyen rapide de régler les situations dangereuse, comme dans la première guerre du golfe.

Seulement le programme c’est avéré trop contraignant pour les soldats et trop dangereux. Avant même la fin des essais, sur les 25 candidats de base il n’en restait plus que 5 …
Le programme a donc fini par être arrêté, enterré,  et les 5 survivants mis en retraite anticipée sans avoir participé à la moindre guerre.

Et 20 ans après Duane ne va pas bien. Son œil droit artificiel est trop lourd et déforme son orbite vers le bas à tel point qu’il ne peux même plus fermer l’œil correctement, il y a des courts circuits récurrents dans ses différents implants qui le rendent souvent aveugle ou paraplégique, n’ayant plus d’intestin il ne peux vivre que grâce à une bouillie infâme contenant tout ce qui lui est nécessaire pour vivre et qui lui est expédié chaque semaine par l’armée américaine …

Duane s’en sort plus ou moins bien, mais il sait que de toute façon sa pile nucléaire s’arrêtera environ qu’il aura 45 ans, donc son espérance de vie n’a jamais été grande.
Après ça soit ils trouveront un truc pour l’aider, soit il mourra seul chez lui parce que de toute façon il ne pourra contacter plus personne étant paralysé.

Mais il reste toujours positif, même si son amertume se sent à chaque parole.

Jusqu’au jour ou un homme se ballade dans son village avec une vieille photo de lui, et le recherche activement.
Duane a des raisons de s’inquiéter, qui peut bien connaitre sa présence ici ? Et surtout, comment vont le prendre les autorités …

Ce que j’aime bien dans ce livre c’est que malgré l’ambiance mélancolique globale, l’écriture de l’auteur arrive à ne pas donner du tout l’impression de lire un récit sombre. 

Si je devais qualifier le tout ça serait enter le policier noir et le thriller intimiste. J’ai trouvé que ce livre avait une saveur particulière, on n’est pas pressé, il n’y a pas de rush. Au final tout est dans l’ambiance et dans l’humain.
Car avant l’intrigue elle même, c’est surtout la vie de Duane qui nous est contée. Une vie âpre et dure, ou il a eu de la chance de survivre pour l’instant et il sait que chaque minute en plus est chèrement payée. Malgré tout ça ne l’empêche pas d’avoir des sentiments très humains, d’aimer ou de vouloir protéger. Les années l’ont assagit au final. Du soldat motivé et jusqu’au-boutiste qu’il était avant, caractère qui l’a poussé à accepter les tests au départ, il ne reste plus grand chose, si ce n’est un être fatigué mais bien vivant.

Le livre est vraiment bien fait dans le sens ou il est impossible de ne pas s’attacher à Duane et à ne pas compatir à ses problèmes. Le tout est sensible et émouvant.

Pour ce qui est de l’intrigue elle était agréable mais sans grosse nouveauté dans le genre, on sent bien qu’au final elle n’est la que comme excuse pour nous parler de Duane. Ce n’est pas le point fort du roman ça c’est sur.
16/20
D’autres avis sur ce livre : Le chien critique, Gromovar,

6 commentaires sur “Le dernier de son espèce de Andreas Eschbach

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  1. Je n'ai étonnamment jamais lu autre chose d'Eschbach alors que j'avais adoré \ »Des milliards de tapis de cheveux\ ». Il faudrait que je tente celui-ci, un texte humain ça devrait me convenir. ^^

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