War for the Rose Throne, book 1: Priest of Bones de Peter McLean

Ace books, 352 pages, 2018, fantasy
Quand le Parrain rencontre un monde de fantasy.
On nous raconte le retour de la troupe de Tomas Piety après avoir gagné la guerre pour leur reine. Leur capitaine n’étant plus la pour les guider, ils continuent à suivre son second, Tomas. Celui ci était aussi le prêtre de la troupe, sa déesse étant la déesse des guerriers, celle qui ne demande rien mais soulage les peines de ceux ci.
Tomas rentre chez lui pour reprendre sa vie en main. En effet, il était un des boss de la pègre d’un des quartiers pauvre d’une ville de province avant la guerre.

Mais quelle est sa surprise de voir que quand il rentre il n’y a plus rien. Son « business » a été cannibalisé par des inconnus et il va devoir repartir de zéro si il veut pouvoir survivre dans un pays en proie à la famine et la maladie. Il lui faut rapidement commencer à le reconquérir pour pouvoir payer ses hommes, qui ne resteront pas longtemps à ses cotés sans ça.

En plus de tout ça, il est contacté par les espions de la reine, avec qui il travaillait déjà avant. Ceux ci pensent qu’une puissance étrangère essaye de les déstabiliser de l’intérieur, notamment en reprenant par la force les « entreprises » telles que celles de Tomas. Ils veulent bien l’aider à faire à nouveau sa place… à condition que ça soit en suivant leurs ordres.
Tomas ne sait vraiment pas dans quoi il a mis les pieds !

Le héros est sans pitié, c’est un patron de la pègre locale et il connait les règles. Mais il a aussi des règles de vie finalement assez droites : il ne supporte pas les viols, il accepte les différences, il ne veut pas de drogue dans ses rues … Finalement si l’intrigue ne se déroulait pas dans les taudis d’une grande ville, ça pourrait limite être de la high fantasy.

Au final, pour moi Toma est un faux personnage sombre. Il prétend qu’il ne se préoccupe pas des gens mais il est quand même prêtre, il entend leurs confessions, et sans râler (alors que c’est un peu sa spécialité). Il sait rassurer aux pires moments, et il est souvent touché par leurs problèmes.
Il n’est pas mauvais, ce n’est qu’une façade de dur à cuire pour survivre dans ce monde. Quelqu’un qui en a trop vu et pour qui la violence est juste le court normal des choses, les règles qu’il a appris à suivre pour survivre.

Il a été mis trop jeune dans des situations qui l’ont endurci, mais son passage dans l’armée l’a changé et il a un sentiment d’appartenance qu’il n’avait pas avant.  Ce sont ses hommes, ils se sont sauvés la vie mutuellement à de nombreuses reprises et ont été ensemble dans des situations horribles. Ça renforce les liens.
Pour eux il tient, il ne flanche pas malgré son envie à certains moment.
J’ai bien aimé aussi son ton détaché. Il est toujours à prendre du recul sur chaque situation, sans jamais vraiment s’affoler. C’est un personnage très réfléchis au final.

Concernant l’intrigue c’est sans doute le point le moins remarquable du livre. C’est du déjà vu, et j’ai trouvé ça assez prévisible dans l’ensemble.

Ceci dit j’apprécie toujours une bonne histoire de malfrats en fantasy donc ça ne m’a pas déçu en soi. C’était juste un peu banal et aurait mérité un élément nouveau pour se démarque un peu.
Le seul point que j’ai moins apprécié à été le final de ce tome. Surtout la façon dont c’était fait. Pour moi c’était un changement trop brusque et pas logique pour le personnage principal. Je sais que c’est censé annoncer la suite, qui sera plus politique et moins pègre mais je n’ai pas trouvé que ça collait avec le personnage qui est un homme des rues, parle comme un homme des rues, à des manières d’homme des rues, et qui n’a jamais eu envie d’être autre chose.
Il a toujours parlé avec dédain des riches, des puissants et de leur vie, et du coup le voir accepter d’en devenir un juste parce qu’on lui a demandé me semble un peu bizarre. En plus pour moi il se fait un peu trop mener à la baguette par l’espionne. 
En bref, j’aurais préféré que le changement soit plus progressif sur l’ensemble du tome, et pas casé dans les 30 dernières pages.  Après c’est vrai que l’idée de voir Toma et sa bande passer du coté de la politique locale n’est pas pour me déplaire en soi, ça va nous changer. Ils ne vont plus du tout être dans leur milieu naturel donc ça risque d’être drôle de les voir se dépatouiller de tout ça sans provoquer de catastrophes.
J’ai passé un bon moment dans cette lecture. Ce n’est pas le livre de l’année mais j’ai fini par m’attacher à Toma Piety et sa petite bande de bras cassés.
L’ensemble était quand même moins sombre et « dark fantasy » que ce que j’imaginais en me lançant dedans, tout en restant assez brut et graveleux quand même.
15/20

4 commentaires sur “War for the Rose Throne, book 1: Priest of Bones de Peter McLean

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