The Legends of the First Empire, book 2: Age of Swords de Michael J. Sullivan

Del Rey, 512 pages, 2017, Fantasy

Un tome qui met du temps à démarrer et moins intéressant que le premier à cause d’une accumulations de petits défauts dans la première partie. Heureusement la seconde moitié met vraiment les femmes à l’honneur et remonte bien l’intérêt de l’ensemble. Je suis sortie de ma lecture sur une note bien plus positive.

Cette série se déroule durant un age de bronze imaginaire, dans lequel les Fhrey (l’équivalent des elfes) ont le pouvoir divin et se servent des humains pour régler leurs conflits. Il existe aussi les Nains (Dhergs) qui possèdent la technologie mais restent loin de tout, ayant très peu de contact avec les autres peuples depuis une grosse défaite contre les Fhreys.

Les Fhreys ont maintenu les humains dans un stade primitif durant des milliers d’années, volontairement. Les nains sont secrètement à l’origine des principales avancées technologiques des humains jusqu’ici. C’est eux qui leurs ont appris à maîtriser le feu, à construire des forts, des barricades, à faire de la poterie ou à commencer la métallurgie (le cuivre si précieux). Ils font ça en secret car ils ont un pacte de non agression avec les Fhreys qui leur interdit de répandre leurs technologies.

Dans cette série tout commence par un humain qui tue « par erreur » un Fhrey. De la les humains découvrent que les Fhrey ne sont pas des divinités, mais peuvent saigner et mourir. Ils commencent à ouvrir les yeux sur ce que ce peuple leur a fait subir.
En plus les humains, aidés par leurs villes, et leurs techniques, deviennent de plus en plus nombreux, dépassant le million d’habitant.

Les Fhrey qui ne sont même pas 30 000, prennent peur. Sans le dire ouvertement, ils lancent une campagne destinée à contenir l’expansion des humains pour qu’ils ne finissent pas par tout conquérir par leur nombre. Mais la montée d’une faction extrémiste qui se prennent pour des dieux même parmi les Fhreys déstabilise leur gouvernement, et celle ci voudrait anéantir définitivement les humains, jugés comme des nuisibles.

Nous suivons des humains et des Fhreys dissidents dans un des villages proches de la frontière. Accompagné par 3 nains piégés sur place, ils doivent quitter leur lieu de vie dévasté par un orage magique lancé contre eux par les Freys.

Comme je l’ai précisé avant, les humains sont vraiment au stade primitif, ils ne connaissent ni la roue, ni l’écriture par exemple. Les changements brutaux que leurs imposent les Fhrey, ainsi que la menace d’une guerre peuple contre peuple fait vraiment avancer les choses.
Et c’est de la que venait le premier point qui m’a un peu dérangé dans ma lecture : j’ai trouvé que l’accumulation de découvertes « majeures » successives par le même groupe de personne était un peu trop importante.

Pour partir se pose le problème du transport des marchandises, et hop, ils inventent la roue et les chariots. Enfin techniquement ils n’inventent rien, ils imaginent et les nains qui sont avec eux leurs expliquent comment réaliser tout ça. Si ce n’était que ça je n’aurais rien dit, ça peut arriver. Mais quelques pages ensuite c’est l’écriture qui est découverte, en s’arrêtant dans un lieux avec des pierres gravées. Ils se rendent compte que ça serait bien plus pratique de pouvoir faire comme les nains et pouvoir exprimer une histoire sans avoir une personne pour la raconter. Histoire de laisser des traces. Sans parler du fait que la personne intéressée par ce sujet devient d’un coup un génie capable de déchiffrer des textes en écriture inconnue en peu de temps.

Du coup ça fait quand même beaucoup. J’ai conscience que c’est un période charnière pour les humains qui ont été « contenus » par les Fhrey dans un niveau de connaissance minimum. Du coup ils ont plein de choses à rattraper vis à vis des autres peuples, et ils ont des nains pour les aider et résoudre leurs problèmes techniques. Pour eux c’est comme si ils découvraient un nouveau monde si on veut trouver un argument pour. Mais quand même, la facilité du tout ne m’a pas pleinement convaincu.

Le second défaut se situait pour moi chez les Fhreys. On suit chez ce peuple l’héritier du dirigeant actuel, celui qui avait pour maître la mage Fhrey qui a déserté pour se ranger aux cotés de humains. Je comprend le fait de vouloir en faire des ennemis mais moins le fait que l’auteur ai choisi ce personnage la car il est vraiment ridicule avec ses idées préconçues hautaines très loin de la sagesse accumulée qu’on pourrait attribuer à un peuple qui vit si longtemps. Il est détestable et je n’aimais pas du tout le suivre, lui et ses manies à la limite de la sociopathie.

Pour l’instant, sur ce tome, je trouve que ça présence parmi les personnages principaux qu’on suit régulièrement au cour du roman n’apporte pas grand chose à l’ensemble. Surtout vu qu’il est tout seul dans son coin et qu’il n’influence pas ce qui ce passe du coté des humains qu’on suit.
C’est un peu le genre de déception qu’on aurait si jamais on suivait le grand méchant d’un roman et qu’il s’avérait être un gamin égoïste et stupide au lieu du mastermind qu’on imaginait, ça casse le mythe. Je ne doute pas qu’il va évoluer, mais pour l’instant c’est vraiment un personnage en trop pour moi.

*****

Mais heureusement ces défauts sont surtout présents sur la première partie du récit. Amplifiés par le fait qu’il ne se passe pas grand chose durant tout cette phase assez lente de l’intrigue.
Sur sa seconde moitié c’était bien mieux, une ode aux femmes.

En gros à chaque fois que les hommes brutaux voudraient réussir, c’est toujours une femme avec son intelligence et son astuce qui remporte le coup à la place.

Ici les femmes sont les ingénieures, les linguistes, les guerrières même. Le chaos amené par la guerre qui se profile chez les humains pousse celles ci à prendre les choses en mains. Elles rejettent leurs manières brutes, elles font avancer leur peuple.
Si les hommes avaient simplement fait ce qu’ils avaient l’habitude de faire, les humains étaient condamnés. Mais grâce à l’intelligence et à la patience des femmes, ils ont maintenant une chance de l’emporter.

En effet les humains n’ont que le nombre pour eux. Mais même le nombre ne pouvait pas les faire gagner face à un peuple qui voit le combat comme une forme d’art, qui possède une magie très puissante et qui ont des armes et des armures bien plus puissants que les lances de pierres et les épées de cuivre.

Heureusement les nains sont la, et grâce à l’ingéniosité d’une des femmes qui arrive à les convaincre d’aller à l’encontre de leur traité, ils acceptent fournir des épées d’acier aux humains en échange une mission en échange de leur aide pour débarrasser leur montagne d’un mal très ancien (vous avez dit balrog? non non xD)
Et il se trouve que cette découverte des nains, l’acier, est bien plus résistant que le bronze des Fhrey.

Dans cette partie la j’ai bien aimé les références à Tolkien comme le mal ancien qui rode dans les ténèbres parce que les nains ont creusé trop profond. Mais l’auteur arrive à s’éloigner du maître pour partir dans une toute autre direction.

D’ailleurs du coup on se pose plein de questions. Ce qu’ils ont découvert dans les profondeurs de la montagne des nains remet en cause une grande partie des croyances des origines des peuples de la surface sur la création du monde. Il semblerait qu’on ne sache pas toute la vérité la dessus. C’était vraiment très mystérieux et j’ai adoré.
Je ne sais pas du tout si l’intrigue va partir dans cette direction dans la suite de la série mais j’avoue que ça me plairait vraiment d’en savoir plus !

Bref, une lecture un peu mitigée mais qui fini de façon très positive malgré une lenteur à se mettre en place et le coté « trop de découvertes » qui m’a gêné.

Mon avis sur le tome précédent : Age of myth,

2 commentaires sur “The Legends of the First Empire, book 2: Age of Swords de Michael J. Sullivan

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