The Velocity of Revolution by Marshall Ryan Maresca

Daw Books, 368 pages, 2021, Fantasy diesel punk.

Une histoire assez classique, mais dans un sous genre original, le diesel punk. J’ai passé un bon moment dedans.

Nous somme sur l’ile de Ziaparr (qui est le nom de la capitale autant que du pays). Le pays a un passé trouble. Plusieurs fois colonisé sur quelques siècles, sa population est mixte et son passé trouble.
Lors de la dernière occupation, les colonisateurs avaient mis en place une pseudo indépendance et surtout un système de caste.
Tout en haut les Llipe, purs sang descendant des colonisateurs (en gros les blancs), en dessous les Rhique demi-sang à la peau moins claire, puis les Jifoz, ceux à sang majoritairement local mais avec un mélange avec du blanc, et finalement les très pauvres Baniz, ceux qui sont d’origine locale sans mélange.

Après la dernière invasion, il y a de ça une 30ène d’années, un tyran c’est mis en marche en partant de Ziaparr. Il a conquis par la force les nations voisines, allant jusqu’à massacrer tout un peuple qui lui résistait grâce à un gaz provenant de champignons présents dans le sous sol de Ziaparr. L’arme a transformé toute la population en zombies qui ont du être achevés ensuite.

Heureusement l’alliance, un regroupement de diverses nations, a libéré le monde et a tué le tyran.
Malheureusement pour Ziaparr c’est à eux d’en payer le prix maintenant.
L’alliance n’occupe pas officiellement l’île, mais ils ont mis en place un moyen de contrôle strict de la population et aussi de la classe dirigeante, qui ne peux plus rien faire sans leur accort. Ils ont également remis en place le système de caste de façon bien plus présent et stricte qu’il ne l’était avant, car ça leur permet de contrôler encore mieux l’ensemble et leur donne des excuse pour parquer les gens la ou ils veulent.

L’alliance a fixé un prix à son intervention et sa libération, et tant que Ziaparr ne l’a pas payé ils resteront soumis à leur règles très strictes. Le martelage de la dette à payer est présent de partout, en permanence, et permet toutes les restrictions et abus.

On est sur un monde industriel. Les voitures existent, les camions, les avions, les motos, les trains … En gros j’ai ça ressemble à notre monde vers la seconde guerre mondiale. Dans ce contexte historique, les riches dames ont enfin le droit de ne plus porter de chapeau à l’extérieur, et des pantalons dans certaines circonstances, et la police patrouille à moto et à voiture.

On comprend donc que la plus grosse restriction est le carburant, car c’est le seul moyen de se déplacer autrement qu’à pied. Celui ci est soumis à rationnement et est super injuste. Par exemple il y a moins de carburant disponible pour les Jifoz alors que ceux si sont 10x plus nombreux que les Rhique, ce qui fait qu’en quelques petites heures les rares jours ouverts seuls quelques véhicules ont pu avoir la chance d’être ravitaillé.

Tout le quotidien des habitants en revient à la caste. Chaque quartier de la ville est barricadé et seul certaines castes peuvent y vivre. Avec couvre feu dans certaines zones, laissé-passés, règles stricte de vie (comme par exemple le fait qu’un Rhique ne peux pas entrer chez un Llipe sans l’autorisation directe de celui ci, même si il fait parti de la famille – ce qui inclus les commerces-, qu’un Baniz ne peux même pas travailler pour un Llipe dans un quartier Llipe- ils n’ont juste pas le droit d’y entrer).

Bien entendu l’Alliance joue avec les différences entre les castes et fait exprès de les magnifier. En effet une population qui se regarde droit dans les yeux en se détestant eux même aura moins de chance d’aller chercher la merde ailleurs.
Et c’est flagrant quand on voit les personnages. Au final ils ne pensent quasiment jamais à l’Alliance, mais par contre ils ont la haine contre les classes qui leur sont supérieures.

Nous suivons deux personnages.
Nália est une Jifoz. Les Jifoz sont les pauvres de la ville de Ziaparr, vu que les Baniz ne peuvent même pas y entrer -ils vivent à l’extérieur, dans les quartiers non réhabilités après la guerre-. Ils sont les mal vus, ce sont les racailles, ceux sur qui on tape même sans raison, juste pour se défouler ou sur qui on fait porter le chapeau parce qu’ils ne pourront rien dire.
Nália vit de petite boulots sur sa moto préférée qu’elle a bricolée elle même à partir de pièces de différents véhicules qui partaient à la casse.

Celle ci voudrait rentrer dans un groupe clandestin de révolutionnaires qui organisent des coups pour subtiliser du pétrole à l’Alliance. Ceux si suivent une voix mystérieuse à la radio qui leur donne leurs missions.
Ils ont pour habitude d’attaquer les train de marchandises qui circulent jusqu’au port, où le pétrole est embarqué sur de gros bateau direction les autres pays.
Ils ne subtilisent pas tout, juste une quantité minime sur l’ensemble – mais qui est énorme pour eux, le tout en essayant de rester discret et en priant pour que les autorités ne le remarque même pas et ne partent pas à leur recherche.

C’est la première mission de Nália, mais celle ci tourne court. La jeune femme est arrêtée et mise en prison.
Celle ci avait pris une drogue populaire qui permet à plusieurs personnes de se lier mentalement (elle souvent est utilisée entre amants pour magnifier l’expérience). Cette drogue est d’ailleurs issue sur même champignon que l’arme du tyran, mais utilisée de façon bien plus pacifique. Elle agit grâce à la vélocité des moto et du train, qui amplifie son effet normal donnant une cohésion au groupe. Très utile pour se coordonner en cas de coup dur ou autre.

Mais une fois en prison les forces de l’ordre se rendent vite compte que Nália fait une réaction bizarre à la drogue, comme si pour elle celle ci avait un pouvoir bien plus important.

Ils décident d’en profiter pour mettre en place une mission d’infiltration …

De la nous suivons le second personnes de l’intrigue, Wenthi.
Celui ci est un Rhique et membre des forces de l’ordre, dans la brigade à moto.

Il est non seulement Rhique, mais aussi le fils d’une des figure de la politique de Ziaparr, sa mère étant sénatrice. Sa mère est Llipe, mais comme son père ne l’était pas, Wenthi se retrouve Rhique car son sang n’est plus aussi pur. C’est ainsi que dés qu’il est devenu adulte on lui a poliment demandé de quitter la demeure de sa mère car il n’avait plus le droit d’habiter dans le quartier. Il a du déménager ailleurs, dans un secteur Rhique, et n’a plus le droit de venir chez sa mère qu’en de rares occasions. D’ailleurs si il doit rester un soir, c’est dans l’aile des domestiques qu’il loge, il n’a même plus le droit à son ancienne chambre.

Mais Wenthi n’est pas rancunier. Il est dans les forces de l’ordre et pour lui respecter les règles est la seule voie possible.

Wenthi est choisi pour la mission d’infiltration car il a la peau plutôt sombre pour un Rhique et que les autorités plus hautes placées ont confiance en lui vu sa famille.
Il va devoir incarner un pauvre Jifoz tout juste sorti de prison qui cherche des missions pour gagner suffisamment d’argent pour pouvoir rentrer chez lui à l’autre bout de l’île.

Le principal problème pour les infiltrations de ce genre, est le fait que les espion se font tout de suite repérer grâce à la drogue qui lie les personnes entre elles. Impossible de se cacher quand son esprit est lié à celui d’autres personnes.
Mais avec le « don » de Nália avec la drogue, ils décident d’utiliser une autre drogue de leur fabrication qui forge un lien bien plus important ente deux personnes. Nália et Wenthi se retrouvent donc totalement lié. Wenthi ayant la « main » sur leur relation, Il pourra utiliser l’esprit de Nália comme boucler dans les situations dangereuses et ainsi ne pas se faire repérer.

Une cohabitation difficile s’engage entre ces deux personnes que tout oppose … Le tout alors que la faction révolutionnaire commence une phase plus active de leur plan …

Voila pour ce livre.
Il y avait plein de sujets intéressants, comme l’exploitation du pétrole sous des couverts humanitaires, les différentes castes et leurs effets sur les personnages et la façon dont ils gèrent ça, ou même comment survivre quand on est né dans le pays qui a perdu la guerre et qui est occupé et ses ressources ravagées par les gagnants.
Bien sur on peut faire pas mal de parallèles avec plein de situations différentes dans notre monde, ce qui donne matière à réflexion.

Une bonne lecture donc, que j’ai juste trouvé un peu trop classique car c’était une révolution vu de l’intérieur par un espion des forces de l’ordre et tout les conflits d’intérêt que ça peut susciter. Rien de particulièrement original sur ce point de vue la, même si le background donne quand même un bon plus à l’ensemble !

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