Black Man de Richard Morgan

Bragelonne, 765 pages, 2011, Science-fiction

On est sur un thriller de Science-fiction dans le sous genre du Biopunk.
Pour ceux qui ne connaissent pas ce terme c’est un sous genre ou on se penche sur les manipulations du biologique, et en l’occurrence ici sur les expériences génétiques sur les humains.

Il y a une 50ène d’année dans l’intrigue l’idée est venue de créer des sous espèces d’humains différentes en variant leur génome avec des cousins plus ou moins lointain. Le tout bien sur souvent fait de façon totalement illégale ou pour de mauvaises raisons raisons.

Par exemple certains labos ont expérimenté sur les bonobos pour créer des femmes dociles pour l’exploitation sexuelle. Ces expérimentations sont appelées des variants. Avec le temps et l’acceptation, toutes ont finalement été incluses dans l’espèce humaine avec les droits qui suivent …. Toutes? En fait non.
Un variant lui n’a pas eu ce droit, il s’agit du variant 13. (d’ou le titre en VO du livre : Thirteen)

Le variant 13 a été réalisé à partir d’extraits du génomes d’anciens humains, de l’époque ou l’espèce était encore en mode chasseur-cueilleur. Les 13 sont des être violents qui ne lâchent pas l’affaire et supportent assez mal la société, surtout si celle ci leur dicte leur façon de vivre.
Il faut dire aussi que tout ceux qui ont été créé de cette façon l’ont été dans un but précis qui était d’en faire des soldats. N’ayant aucun droit et étant élevé en secret déjà à l’époque de leur création, ils n’ont pas eu l’enfance de tout le monde. En fait dés leur très jeune age on les a plongé dans un monde froid et violent sans aucune douceur, forçant leurs tendances à sortir de plus belle. 

Evidemment ce variant a totalement été interdit après, mais des centaines voir de milliers d’entre eux existent et le monde a trouvé une façon de les gérer : il les enferme.
Les 13 n’ont aucune liberté, ils vivent dans des camps entre eux, sans le droit à un salaire ou à la distraction. Ils n’ont bien évidemment pas le droit de se reproduire non plus et sont surveillés de très près.

Alors dans ce monde une navette en provenance de Mars (qui a été colonisé et est l’un des points de chute des 13 quand on ne sait pas quoi en faire) s’écrase dans l’océan, pas loin des cotes.

Ce qu’on trouve dedans est horrible, il semblerait qu’un des passagers, qui sont normalement endormis pendant la totalité des mois de voyage, se soit réveillé trop tôt. Sans nourriture pendant des mois, celui ci c’est tourné vers sa seule source présente à bord : les autres passagers …
Pire encore, des analyses génétiques sont faites et on est certains que cette personne n’est pas parmi les morts du crash, et en plus il s’agit d’un 13 …

Il a donc réussi à s’échapper avant que les secours arrivent sur place, et il n’a surement pas toute sa tête après ces mois d’horreurs !

Des mois plus tard, l’enquête avance, mais ne progresse pas. On a commencé à retrouver des cadavres de personnes sans liens entre elles avec les marqueurs génétique du 13 de la navette. Il est donc temps d’employer les grands moyens.

Pour cela il a une solution, une solution qui aboutira à tout les coup à la mort du 13, mais pour les autorités c’est toujours mieux que ne pas le trouver et laisser les morts s’accumuler.

Cette solution c’est Marc Marsalis.
Marsalis est aussi un 13. Le seul 13 « libre » sur Terre, car il a eu la chance de gagner à la loterie sur Mars (ou il avait été envoyé) qui lui a fait gagner légitimement un billet de retour pour la Terre. Devenu connu ceux ci ne l’ont pas enfermé, mais lui ont offert un boulot.
il est maintenant traqueur de 13 pour l’ONU. Son boulot est de retrouver les 13 qui se sont enfuis de leur camps et qui tentent de vivre cachés dans la population active.

Pour les enquêteur ses instincts de 13 vont leur être bien utile pour essayer de retrouver le fugitif fou qui massacre tout sur son passage…

Si je devais trouver un défaut à ce livre, je dirais que pour moi les discours des personnages, qui sont persuadés que la génétique fait « tout » dans le comportement d’une personne, était un peu trop marqués pour faire réaliste. Evidemment dans ce genre de thriller d’action bourré de testostérone, il est exagéré.
Les nuances sont la, chez les autres personnages, mais le ton général du livre est assez sombre et marqué, car on suit principalement les pensées de Marsalis qui n’a pas vraiment foi en l’humanité. (et on le comprend, vu son passé et comment il a été et continue à être traité rien que pour un fait qu’il ne peux pas changer).

On voit bien tout du long que Marsalis n’est finalement pas si différent des autres, il a juste été élevé pour aller jusqu’au bout. La peur a condamné son variant à l’enfermement lors des accords qui leur ont bloqué leurs droits. Pourtant on rencontre bien pire que lui chez les purs humains, même hors des prisons, et ça ne choque personne. C’est un thème qui revient souvent en science-fiction, parce que c’est plus la peur d’être remplacé par des êtres plus évolués qui leur fait prendre cette décision.

L’humanité de ce monde n’est pas joyeuse. La masse bigote, apeurée et violente qui forme la majorité des gouvernements humains résonne elle bien dans ce qu’on voit ces dernières années avec la monté du fanatisme occidental (Trump …).
La dedans j’ai trouvé que l’ensemble avait vraiment bien visé juste, et ce avant les changements qui ont amené Trump au pouvoir. Pour le coup ça fait vraiment froid dans le dos !

En fait je pense que ce livre résonne mieux maintenant que le monde à vécu la possibilité de cet homme au pouvoir qu’il n’a certainement pu le faire avant, à l’époque de sa sortie. Sans parler des toutes dernières nouvelles scientifiques qui font état d’embryons modifiés avec des chimpanzés pour obtenir des organes pour les greffes, qui m’ont tout de suite fait penser à ce livre.

Et du coup j’ai trouvé ça vraiment réussi sur ce point !

J’ai passé un bon moment et je n’ai pas vu défiler les 750 pages qu’il fait. J’ai lu que certains l’avaient trouvé long, mais pas moi. Après c’est vrai que quand on a lu les Cormoran Strike par exemple, qui font le même nombre de page en étant beaucoup plus lent et mou (même si ils sont bons pour des policiers, ça n’est juste pas des thrillers), celui ci à coté fait office de fusée et a beaucoup plus de tension !

Une bonne lecture qui m’a fait passé un bon moment.

4 commentaires sur “Black Man de Richard Morgan

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