Le Chœur des dragons, tome 2 : Le nom de toutes choses de Jenn Lyons

Bragelonne, 866 pages, 2021, Fantasy

Un second qui éclaircit bien l’ensemble, après un premier tome assez complexe, et qui est toujours aussi prenant et dynamique !

J’avoue que j’avais de l’appréhension avant de le commencer, j’avais peur d’avoir trop oublié la myriade de détails développés dans le premier tome et d’être perdue. Mais heureusement ce tome ci commence par le point de vue de plusieurs nouveaux personnages, du coup c’était plus facile à comprendre dans l’ensemble que si ça avait été directement la suite du précédent.

Néanmoins vu que ça rejoint quand même l’intrigue principale (logique) et que ça m’a bien confirmé que je ne me souvenais pas de tout, je relirai le premier avant d’attaquer le troisième, ça c’est sur !

En tout cas ça va être compliqué d’expliquer les choses simplement.

Après les événements du final du tome précédent, notre héros Kihrin D’Mon, recherché par les forces de l’ordre de tout l’Empire (pour une raison que je ne cite pas parce que c’est du spoil), continue son chemin.

Et voila que par hasard il recroise le chemin de Janel Theranon. En fait il l’avait déjà rencontré mais avait oublié tout vu qu’il l’avait rencontré alors qu’il voyageait entre la vie et la mort, dans le monde d’après que Janel connait bien parce qu’elle est victime d’une malédiction qui lui fait le rejoindre toutes les nuits.
(oui je sais, j’ai dis que je faisait simple, mais la c’est déjà très simplifié xD)

Bref, Janel se souvient de Kihrin et elle sait qu’ils ont des choses en commun et que leur voyage devra continuer ensemble si ils veulent parvenir à leur but. Mais comme le jeune homme ne sait rien d’elle et ne risque pas de lui faire confiance, elle profite du fait qu’ils sont tout les deux bloqués par la neige dans une auberge pour lui raconter son parcours. Kihrin de son coté a en quelque sorte des flashback de Janel, sans savoir d’ou ils lui viennent, il est persuadé de la reconnaître et du coup il accepte d’écouter son histoire.

A partir de ce moment la on retrouve le même principe de récit rapporté que dans le premier tome.

Janel alterne avec un conteur pour raconter son histoire, suivant les chapitres on a donc soit un récit à la première personne, soit un à la troisième. Et en parallèle une autre personne, dans l’autre camp, écoute tout (via un procédé magique) et nous fait des commentaires sous forme de notes en bas de page qui nous donnent aussi des indices sur les actions du camp opposé.

Du coup une grande partie de cette intrigue se déroule en parallèle de celle du premier tome, mais dans une autre partie de l’Empire.

Pour situer l’ensemble, l’Empire de ce monde est un Empire qui a progressivement conquis à la dure tout les différents pays autours de lui. L’empire, comme les autres pays étaient gouvernés par des « dieux rois », des mages très puissants ayant réussi à se transformer en dieu et devenir immortels grâce aux croyances de la population.

Il y a toute une mythologie très complexe qui est développée que je trouve vraiment intéressante. Je serais par contre incapable de vous l’expliquer vu que sa découverte et ce qu’elle implique en terme de magie et de réincarnation pour les personnage est en fait le sujet principal de l’intrigue de la série. Et vu que celle ci n’est pas terminée, on n’en a pour l’instant qu’une image partielle et un peu flou.
Mais j’ai définitivement envie d’en savoir plus, c’est le point qui me passionne le plus. 

Du coup ce tome ci ne se déroule pas dans la capitale de l’empire comme le précédent, mais dans un des états annexés il y a pas mal de temps par l’Empire. Cet état, appelé Jorat, a gardé toutes ses particularités, et la vie sur place ne ressemble en rien à celle qu’on avait rencontré jusqu’ici dans le premier tome.

Déjà, élément original, ce peuple est le peuple des chevaux. Et je parle limite littéralement parlant.
Déjà ils sont les seuls à pouvoir communiquer avec les chevaux. Et physiquement ils en ont un des attributs : leur couleur de peau et de cheveux est semblable à celles qu’on voit habituellement chez les équidés. Nous avons donc des humains avec des couleurs de peau très variées, allant de l’Alezan au noir en passant par le blanc, le gris, le bai, le tacheté, le pie, avec ou sans balzanes noires ou blanches (sur les bras et les jambes), des « épis » sur le front, etc … Certaines lignées familiales ont des couleurs uniques qui les distinguent des autres, c’est le cas de la famille de Janel d’ailleurs.

On est donc très loin de ce qui se trouve comme possibilités dans notre monde, et si des discriminations existent (oui, elles existent) c’est plus entre peuples différents de l’Empire et pas juste pour la couleur de leur peau spécifiquement.
A noter que les Jorats ne sont pas les seuls à avoir des couleurs de peau originales, les autres peuples de l’Empire ont tous leur spécificités et leur apparence distincte des autres. (on a des peaux/cheveux verts, rouges …)

Un autre point que j’ai trouvé très intéressant concernant ce peuple Jorat, c’est que le sexe et le genre sont pour eux deux concepts très différents et dissociés.
Le sexe est le sexe humain (mâle, femelle), mais la société Jorate fonctionnant comme une harde de chevaux, elle fonctionne grâce à des juments et des étalons (et des hongres). Le fait d’être étalon par exemple a un rôle social mais ne veut pas dire que la personne est un mâle. Janel ici est un étalon, elle a une position de leader, malgré le fait qu’elle soit une femme.

Le roman traite aussi le fait que c’est une particularité spécifique aux Jorats et que l’influence des autres peuples et notamment des personnes de l’Empire qui dirigent maintenant le pays, a tendance à mettre en avant l’association mâle/étalon et à empêcher certaines jeunes femmes de trouver leur place en tant qu’étalon, ce qui énerve beaucoup Janel et qui est l’un de ses combats.

Les représentations (personnages LGBT+, trans, …) sont vraiment très nombreuses et très positive. C’est un fait de plus en plus présent dans la fantasy actuelle donc je ne suis pas du tout surprise, mais je voulais quand même le souligner parce que ce n’est pas un élément que j’ai vu souvent mis en avant quand on parle de cette série en général.

Dans l’ensemble j’ai trouvé que ce second tome était bien plus clair et simple à suivre que le premier. Evidemment c’est aussi lié au fait qu’on a déjà une idée (plus ou moins vague suivant ce qu’on se souvient du premier tome) du wordlbuilding et de comment les choses fonctionnent.
Mais c’est vrai que j’avais moins l’impression d’être perdue.

Finalement les deux premiers tomes nous racontent tout les deux la vie des deux personnages principaux pour en arriver au présent du roman. Je trouve que l’autrice s’y prend bien et de façon originale pour nous raconter tout le passé et l’origine story des personnages principaux sans nous assommer de flash back. C’est définitivement un gros plus dans l’ensemble.
Mais du coup maintenant que c’est fait pour les deux personnages principaux, je me demande comment elle va réussir à gérer la suite et si on va continuer de retrouver cette particularité maintenant qu’on n’a plus de passé à raconter.

Les éléments du présent de la fin de ce tome font prendre à l’intrigue principale un tournant vraiment fort. Le final était vraiment sympa, et il donne envie de se pencher sur la suite rapidement. Je pense que l’attente va être difficile. Mais je me consolerai en relisant le premier tome pour le plaisir d’ici la !




Mon avis sur les tomes précédents de la série.

2 commentaires sur “Le Chœur des dragons, tome 2 : Le nom de toutes choses de Jenn Lyons

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  1. J’ai survolé ta chronique parce que j’ai pas encore lu le premier. Mais ça rassure, j’avais un peu peur après les avis mitigés sur le premier. J’ai pas mal lu qu’il étais très confus.

    Aimé par 1 personne

    1. En fait c’est un livre où on a des éléments avant de pouvoir les comprendre. De par sa forme ou une partie avancée de l’intrigue est racontée avant ce qui c’est passé précédemment. Du coup oui, pendant un moment on ne comprend pas tout, mais c’est totalement fait exprès, ça fait « puzzle » quand on arrive enfin à comprendre et pour moi c’est vraiment ça un des gros intérêt de la lecture.

      Mais en général ceux qui ont pensé ça sont ceux qui ont lâché l’affaire avant d’arriver aux éléments qui permettent la compréhension. Soit ils n’ont pas continué, soit ils ont lu en diagonale (ou sans intérêt) et donc n’ont pas su faire le rapprochement au bon moment, ce qui fait que c’est resté confus pour eux.
      Vu que c’est effectivement complexe je comprend parfaitement que ça puisse faire cet effet. Ça ne m’étonne pas du tout. J’ai eu la chance que ça ne soit pas le cas et d’être bluffée par l’ensemble, mais ça ne sera surement pas le cas de tout le monde.

      Le second tome est bien plus « simple » déjà parce que toute la partie racontée du passé ne concerne pas directement le coté difficile de la mythologie. C’est juste le passé du personnage, rien de complexe à suivre.

      Aimé par 1 personne

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