The Queen’s Thief, book 5: Thick as Thieves de Megan Whalen Turner

Greenwillow Books, 343 pages, 2017, Fantasy

Reprise de la série après 7 ans d’arrêt pour l’autrice. J’avoue que j’avais quelques hésitations sur ce tome avant de le commencer. Finalement, si ce n’est pas le meilleur tome de la série, il avait tout à fait sa place dedans, reprenant parfaitement ses principes et ses qualités. En lisant ce tome, malgré mes hésitations, je me suis rappelé pourquoi j’aimais tant cette série !

Dans l’ensemble j’ai bien aimé ce tome, même si on n’est pas au niveau des meilleurs, dont le précédent où j’avais eu un coup de cœur. Encore une fois on est sur un tome différent des autres, avec un nouveau protagoniste qu’on n’avait qu’entraperçu de façon très secondaire avant, tout en étant lié aux événements des tomes précédents.

Dans ce tome on sort pour une fois de la péninsule d’Attolia, la ou était toute l’action des 4 tomes précédents, pour aller explorer un peu les meurs de l’empire Mede. Celui ci était un gros protagoniste dans la politique jusqu’ici, mais il restait un peu comme une menace de fond. Il était présent par ses ambassadeurs, et certaines fois dans des attaques ponctuelles ou des aides financières envers les ennemis d’Attolia.

L’empire Mede est un empire gigantesque qui absorbe petit à petit tout ses voisins. Au fil des siècles il a fini par régner sur toute sa zone. Hors les conquêtes et la gloire que ça leur apporte est devenu le motif commun de tout l’empire. Personne n’imagine l’empire sans son expansion permanente. Mais celui ci est un peu bloqué, il n’y a plus rien à prendre la ou il est, il va donc devoir traverser une mer pour aller plus loin.
(Attolia s’inspire d’une Grèce divisée en plusieurs pays, du coup on peut imaginer l’empire Mede comme étant la Turquie actuelle, géographiquement parlant)
Attolia est donc en première ligne pour être la prochaine conquête de celui ci. Mais l’empire se la joue fine, il ne va pas attaquer la ou on l’attend le plus, il compte quand même sur l’effet de surprise …

On suit ici Kamet.
Celui ci est l’esclave de l’ancien ambassadeur Mede en Attolia, le frère de l’empereur. Mais le plan de celui ci pour faire avancer la conquête d’Attolia par Mede a échoué et il est rentré en disgrâce dans la capitale. Kamet est le top du top niveau esclave, il est le secrétaire, gérant, assistant, … de son maître. Il a été élevé pour devenir un des esclaves de l’empereur et son maître a pour but de l’offrir un jour en cadeau (même si il ne l’a pas encore fait).

Les Mede ne seraient rien sans leurs esclaves, mais en même temps ils en ont peur. Un esclave peut devenir l’homme le plus puissant de l’empire si l’empereur est faible, tout en étant toujours sur la balance entre la vie et la mort à la moindre erreur ou disgrâce. C’est ce poste la qu’on réserve à Kamet, car il est vraiment très doué dans ce qu’il fait.

Kamet en use pas mal. Il a beau être un esclave il se sent supérieur à la plupart des gens, en dehors de son maître et des proches de l’empereur. Il peut se permettre de parler mal aux artisans, et se servir froidement d’autres esclaves pour arriver à ses fins. Il est bien trop précieux pour son maître en fait. Bien sur il ne ferait pas ça ouvertement, mais ça fait parti du jeu de la politique de l’empire.

Finalement, en dehors des bastonnades et autres coups de fouet qui arrivent de temps en temps quand il échoue, il est fier de sa position et de son pouvoir et même quand on lui propose une voie de sortie, pour être enfin libre, il la refuse en rigolant. C’est comme une revanche pour lui en quelque sorte, de partir de moins que rien (un enfant esclave) et de finir en tenant l’empire entre ses mains.

Mais voila, un jour l’impensable arrive : son maître est assassiné. Ça ne surprend pas du tout Kamet car il savaient que celui ci devenait encombrant pour l’empire. Il n’a aucun doute que le coupable se situe dans les hautes sphères, voir même l’empereur lui même (qui a donné l’ordre, pas qui l’a fait lui même, bien sur).

Mais le truc c’est que dans l’empire, si un maître meurt assassiné, on tue tout ses esclaves. Personne ne voudrait les acheter ensuite de toute façon vu que tout le monde à peur que ça soit eux les coupables. En effet il n’y a pas trop de moyen de prouver qui est vraiment le coupable quand il n’y a pas de témoin du meurtre (il n’y a pas de police, ni d’enquête). Et même si il y en a les esclaves sont jugés coupables de ne pas avoir protégé leur maître suffisamment en laissant l’assassin agit et donc de n’avoir pas été suffisamment attaché à lui et fiable dans leur travail.

Kamet sait que tout les esclaves seront torturés pour tenter de trouver le coupable, en commençant par ceux les plus proche du maître. Lui est bien entendu tout en haut de la liste. Alors quand un Attolien inconnu lui propose une voie de fuite, il ne peut qu’accepter si il veut vivre. En même temps il pense faire une bonne action car il « sauve » ses amis : si on le croit coupable ils auront le droit à une mort rapide, et éviteront les tortures.

Les deux hommes vont partir dans un long périple pour essayer de rejoindre Attolia. Une course folle s’engage pour échapper à l’empire qui va mettre tout les moyens possibles et imaginable pour essayer de le retrouver, bloquant les routes et signalant leur description dans tout les ports et frontières de l’Empire …

——–

On avait déjà entre aperçu Kamet dans les tomes précédents, comme aide de son maître quand il était ambassadeur. Mais finalement en dehors de signaler sa présence à quelques reprises, il n’était pas vraiment important jusqu’ici. L’attolien qui le sauve par contre est un personnage qu’on connait bien, à savoir Costis, un des garde du fameux « Thief » devenu Roi d’Attolia, qui était le personnage principal du 3ième tome.

Les deux hommes vont profiter de leur très long trajet/fuite pour s’apprivoiser. Costis prend initialement Kamet pour un intellectuel hautin vraiment pas agréable à côtoyer, et Kamet déteste le coté bête, barbare et inéduqué de Costis. Mais au fut et à mesure du temps, ils vont se découvrir et devenir amis, discutant philosophie, légendes, se racontant leurs vies.

Le tome est parsemé de poèmes, d’histoires des dieux et d’enseignements tels que les voient Kamet. De par ceux ci on voit aussi les changements du personnage qui commence comme un professeur condescendant envers un élève qui n’en vaut pas la peine, pour devenir un moyen de discussion animée entre deux hommes égaux au fur et à mesure du temps.

Et c’est ça qui est important dans ce livre. Plus que la simple fuite qui prend tout le tome, plus que l’assassinat de son maître, plus que le coté politique. C’est vraiment cette évolution du personnage de Kamet qui va ouvrir les yeux sur son propre conditionnement d’esclave où d’être ayant une valeur chiffrée qui comptait tant pour lui avant, pour se transformer petit à petit en vrai être humain avec ses failles qui peut enfin se chercher et se découvrir.
Il va également ouvrir les yeux sur ses propres préjugés que les Attoliens, et que la différence n’est pas forcement mauvaise en soi.

Comme toujours dans cette série c’est fait de façon très fine, et il y a toujours plein de sous entendus et de bons sentiments sur la fin. Sans parler de l’ultime retournement de situations qui fait le charme de la série et qui nous ouvre les yeux aussi à nous lecteurs pour nous faire découvrir l’ensemble sous un nouvel œil !

Au final je ne suis pas déçue par ce tome comme j’avais peur de l’être, mais je n’ai pas non plus autant apprécié ce tome que le précédent par exemple (qui restera dans mon cœur longtemps). Je dirais que mon avis sur ce tome est identique à celui du troisième tome, celui justement déjà avec Costis, un tome solide, bien dans l’esprit de la série, et qui apporte un vrai plus à l’ensemble. On y retrouve les qualités humaines et l’évolution des personnages qui font la force de la série, et j’ai passé un bon moment dedans.



Mon avis sur les autres tomes de la série.

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