Le Cycle des partenaires, tome 1 : Le vaisseau qui chantait de Anne McCaffrey.

Pocket, 286 pages,1996 VF (1969 Vo), Science-fiction

Ce titre est l’un des premiers de l’autrice. Certains traitements font un peu peur au début, mais comme toujours avec McCaffrey, ce n’est en fait que pour mieux les dénoncer plus tard.

On est sur un recueil de nouvelles mais plus dans le sens épisodes. Chaque nouvelle se déroule à la suite directe de la précédente, nous racontant une nouvelle aventure du vaisseau qui chantait.

Comme dit au dessus, il y a quelques points qui m’ont fait tiquer, surtout au début. Mais j’ai fini par comprendre justement que le but était de dénoncer ce fait. Ce n’est peut être pas super évident à deviner car le narrateur présente ça de façon limite légère, comme si c’était normal, alors on aurait tendance à avoir peur. Mais plus on avance, plus on voit les failles, ce qui ne va pas, et on insiste petit à petit sur les points importants.

Dans ce recueil nous faisons la connaissance de Helva.
Celle ci est née grandement handicapée physiquement. Mais heureusement, ses facultés mentales n’ont pas souffert. Dans un monde ou la beauté physique est un standard, il est donné comme choix aux parents : soit de l’euthanasier, soit de la transformer en « cerveau ».

Devenir un cerveau est un procédé complexe, avec un fort taux d’échec. Mais quand il réussi, un grand avenir est donné à la personne. En effet celle ci deviendra le cœur d’un vaisseau patrouilleur. Accompagné par son « muscle », le duo parcourra l’espace au gré de missions soit médicales, soit de recherche, soit d’exploration …

Helva est affectée à la partie médicale de la spatiale.
Elle rencontre Jennan, son muscle, et l’entente entre les deux est parfaite. Ils aiment tout les deux la musique, et Helva modifie son appareillage pour augmenter ses possibilités vocales.
Elle devient le « vaisseau qui chantait ».

Un de ses premières grandes mission est d’aller récupérer en catastrophe des missionnaires sur une planète dont le soleil est brusquement en train de se transformer en géante rouge et de « manger » ses planètes au fur et à mesure.

Malheureusement, le dernier ramassage se passe mal. Les dernières personnes qu’il leur faut récupérer sont des religieuses, et les sœurs refusent de monter dans le vaisseau car elles refusent de croire en la menace, vivant sur la face cachée de la planète. En plus elles se braquent car c’est un homme qui vient les voir, et elles refusent tout contact avec les hommes, sans parler du fait qu’elles préfèrent s’en tenir a ce que leur dieu leur impose. Elles vivent en autarcie, sans technologie, sans lien avec l’extérieur et prennent pour une attaque cette arrivée impromptue.

Elles finissent par accepter au dernier moment, mais dans la panique du départ précipité, alors qu’une partie des femmes est bloqué dans le sas sans air, l’une d’elle débranche le respirateur de Jennan …
Helva ne peux que regarder le jeune homme s’étouffer et mourir sous ses yeux …

De la la jeune femme, brisée et déprimée d’avoir vu l’homme de sa vie mourir sans rien pouvoir y faire à cause de sa condition, va aller de mission en mission, en tentant de retrouver un but à sa vie …
Elle enchaînera les rencontres, les découvertes, les aventures, car au final elle n’est vraiment qu’au tout début de sa vie, les « cerveau » pouvant vivre des centaines d’années.

Malgré une nouvelle (la plus longue du recueil en plus) qui m’a laissé un peu de coté (je l’ai terminé en lecture rapide, n’arrivant pas à me mettre dedans), l’ensemble a été une bonne relecture.

Je me suis beaucoup attachée à Helva et a sa recherche d’un but dans la vie, et d’un nouveau partenaire pour réaliser sa mission et sauver des vies. Ce premier recueil sert surtout à nous présenter le monde. Il commence a traiter avec douceur les thèmes, notamment celui du handicap. Il faut se rappeler que ce livre date des années 60, où ils n’avaient pas du tout la même mentalité que de nos jours (sachant que de nos jours c’est encore un gros problème). Voir un traitement positif de la chose, et suivre un personnage handicapé dans un space-opera est en soi déjà une bonne chose pour l’époque.

Je lirais certainement la suite, qui ne sera pas une relecture elle, sachant qu’il y a ensuite de nombreux volumes existant en VO qui n’ont jamais été traduits. J’ai bien envie de voir ce que l’autrice nous garde en réserve, et quels thèmes elle va aborder dans la suite, maintenant que ce premier est terminé.



Ce livre entre dans le challenge Summer Star Wars IX

Ce livre entre dans le challenge S4F3

4 commentaires sur “Le Cycle des partenaires, tome 1 : Le vaisseau qui chantait de Anne McCaffrey.

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  1. Mon souvenir est plutôt lointain mais positif, c’est intéressant aussi de prendre conscience que le Cerveau qu’on pourrait croire adulte reste une jeune fille du moins au départ…. Je commence à me tâter de lire aussi la suite ^^

    Aimé par 1 personne

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