L’Hérésie d’Horus, tome 01 : L’ascension d’Horus de Dan Abnett

Bibliothèque interdite, 416 pages, 2006, Science-fiction

Une lecture mitigée, mais qui évolue bien. En fait le point qui m’a vraiment gêné au début de ce premier tome est le fait qu’on suivre un empire totalitaire. J’avais vraiment du mal à m’identifier aux personnages ou à avoir envie de les suivre, vu qu’ils sont en plein dedans et qu’ils sont la machinerie qui permet à l’empire de perdurer. Heureusement, plus on avance et plus les personnages remettent en cause de ces méthodes, du coup je pense que ça va changer dans le futur.

Je précise que je suis rentrée dedans sans rien connaitre de l’univers Warhammer. Ma seule incursion dans la franchise avant était le MMO Warhammer Online: Age of Reckoning vers 2008. Je ne connais rien au jeu de figurine ni à l’univers, je ne peux donc pas parler d’éléments n’étant pas présents dans le livre.

Très loin dans le futur, les humains se sont répartis de partout. Mais le Warp (on n’en sait pas beaucoup dessus, juste que c’est une force qui dépasse tout le monde et qui a tout chamboulé) les a dispersés et leur a fait perdre le contact, pendant de nombreux millénaires. Maintenant de très nombreuses anciennes colonies humaines se croient seules dans l’univers, ou attende qu’on reprenne contact avec elles.

Pour résumer très grossièrement, c’est un tome qui nous fait rentrer dans la la légion Astartes du Primarque Horus. Celui ci est le « fils » préféré de l’empereur, qui l’a nommé chef de guerre pour poursuivre son oeuvre : conquérir toute la galaxie pour la faire s’ouvrir à la Vérité et surtout rassembler tout les humains sous une même bannière.

les Astartes sont des humains suprêmes issu des expérimentations génétiques de l’Empereur. Ils sont bien plus grand d’un humain classique (au alentours de 3m), bien plus puissant pour leur masse, capable de se régénérer rapidement et pratiquement immortels (enfin éternels plutôt). Ils sont également sans peur (ils ne peuvent pas l’éprouver) et conditionnés pour suivre l’Empereur et leur Primarque jusqu’au bout.

En fait la seule façon de mourir d’un Astarte est au combat. Ils ne sont destinés qu’a ça, n’ont aucune retraite. Vu qu’ils ne vieillissent pas rien ne les empêche de continuer à combattre des centaines d’années.

Tout les Primarques sont des Astartes, et ils sont dispersés dans toute la galaxie pour continuer la conquête qu’a voulu l’empereur. Le plan est simple : toutes les espèces extraterrestres agressives sont exterminés, seuls les humains sont épargnés, mais seulement si ils jurent fidélité à l’empereur et abandonnent tout leurs cultes pour se soumettre à la Vérité

Cela fait quelques années seulement que l’empereur a quitté les forces expéditionnaires . Avant il était leur chef de guerre.
Mais d’un coup il a déclaré avoir une mission plus importante et a ordonné a ses légions de continuer sans lui. Ce premier tome nous plonge vraiment dans le fonctionnement des soldats.

On suit principalement Lopen, le capitaine de la 10ième compagnie Astarte d’Horus qui va monter en grade suite à la première erreur d’Horus : envoyer son capitaine préféré pour servir d’ambassadeur auprès d’un nouveau peuple, peuple qui n’a pas aimé sa façon de voir les choses et l’a assassiné. Du coup Lopen prend sa place et de simple soldat dans la masse va devenir l’un des 4 conseillers d’Horus. De par sa promotion on explore donc les coulisse du pouvoir de ce sur-homme considéré comme un dieu par la moitié de la galaxie.

J’ai l’impression qu’on n’en est qu’à l’introduction. En gros ce tome est la pour nous faire nous poser des questions. Questions importantes qui vont surement faire évoluer la situation globale dans le futur.

En gros l’empire repose sur une croyance absolue en l’empereur et en ses loi. Il demande à tout le monde d’abandonner leurs cultes païens pour ne plus croire qu’en l’avenir de l’humanité telle qu’il la voit lui. Et évidement c’est très noir ou blanc tout ça. Les forces sont remplis de fanatiques à tout les niveaux qui ont leur propre vision de ce qu’à dit l’Empereur. Au final ils ne sont pas différent d’un culte ou d’une quelconque religion, à discuter de points de détails sur toutes les phrases de l’empereur.
Résultat j’ai eu du mal à vraiment m’accrocher à eux au départ.

Mais comme je le pensais, c’est vraiment fait exprès.
Parce que justement, toute l’intrigue repose sur notre héros, Lopen, qui se pose des questions. Et pas que lui, même Horus trouve que l’empereur va trop loin des fois suivant les situations.

Pour ce qui est de l’intrigue concrètement, ont suit 3 étape ici. Trois parties différentes, qui suivent des événements différents.

La première est un exemple de colonisation par la force, d’un peuple humain réfractaire. Lopen prend son nouveau rôle, le lecteur de pose des question sur l’empire et n’aime pas trop ce qu’il voit. La seconde étape nous fait justement découvrir les coulisses et ce qu’il y a derrière le pouvoir.

Parce que oui, les forces d’Horus ne sont pas seulement des soldats. Il y a aussi de très nombreux stratèges, conseillers de toute sortes (ingénieurs, navigateurs …), rapporteurs (chargés d’écrire ou de visualiser les événements pour la postérité) ou artistes qui sont embarqués avec.

C’est vraiment une monstruosité avec de nombreux visages, une machine infernale qu’ils faut alimenter en permanence. Horus est toujours en lien avec les autres Primarques pour être au courant de la situation globale.

Bref, et du coup la troisième est celle qui justement force les protagonistes à se poser des questions.
Que fait-on quand on tombe sur un peuple qui ne rentre dans aucune des cases qu’on a déjà croisé?
C’est la que les distorsions commencent à se faire sentir, entre ceux qui sont partisans de la force et ceux de la paix, chacun interprétant les paroles de l’Empereur d’une façon différente …

Pour ce qui est du reste, on ne fait qu’entre apercevoir un point qui sera à mon avis le focus de pas mal de tomes dans le futur, à savoir le « Chaos/Warp ». On sait juste que ça existe, et on n’en a vu qu’une seule occurrence pour l’instant, on ne peux pas dire que ça soit un sujet important. Mais j’ai la sensation qu’on ne pourra plus l’ignorer ensuite.

Je dirais que pour l’instant ce tome a piqué mon intérêt. C’était pas une lecture très très profonde, même si on sentait les thèmes arriver. Mais j’ai suffisamment aimé pour avoir envie de tenter la suite pour voir comment ça va évoluer. Surtout que ce tome se termine sur un petit cliffhanger. Pas un gros mais une découverte extrêmement surprenante que je n’avais pas vu venir et qui pourrait changer les choses dans le futur.

2 commentaires sur “L’Hérésie d’Horus, tome 01 : L’ascension d’Horus de Dan Abnett

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  1. Je connais un peu l’univers WH40k par les jeux vidéos et quelques bouquins de règles lu sans jamais vraiment joué mais j’ai tellement pas le courage de me lancer dans cette série… Pourtant ça donne envie hein. Mais 50 tomes T_T

    Aimé par 1 personne

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