The God-King Chronicles, book 1: The Black Coast de Mike Brooks

Orbit/Solaris, 672 pages, 2021, Fantasy

Une bonne lecture, à laquelle j’ai bien accroché.

Black Keep est une petite ville fortifiée de la Black Coast de l’empire Naridan. Empire qui a fait de son premier empereur son dieu (le fameux God-King).
Il n’y a guère d’habitants et encore moins de guerriers pour la défendre car il y a 20 ans une terrible épidémie a décimé la population et maintenant plus de la moitié de ses maisons sont vides.

Depuis des génération Black Keep a été aussi la victime régulière des pillards venu par la mer. C’est pourquoi quand 17 voiles étrangères sont vues à l’horizon, le seigneur de Black Keep voit sa dernière heure venue et celle de toute sa ville.
Mais quand il va à en éclaireur avec ses deux fils à la rencontre des arrivants, ils sont surpris de constater qu’il ne s’agit pas que des guerriers auxquels ils sont habitués, mais de tout un clan qui cherche refuge, un clan de pillards Tjakorshi, ayant fuit leur patrie … Ceux ci leurs proposent un marché : soit Black Keep les laisse s’installer sur leurs terres et les assimile, soit ils se battent et prenne la ville pour eux.

Les quelques minutes qui suivent seront décisives. En effet la ville n’a pas de quoi se défendre devant un tel arrivage. Les Tjakorshi sont bien plus nombreux, sont des combattants aguerris contrairement aux habitants, et même leurs femmes combattent.
Le seigneur de Black Keep sur le moment ne tient compte uniquement de son honneur, un concept central dans la culture Naridane. Il décide d’attaquer quand même les Tjakorshi pour le préserver et mourir en ayant combattu leurs ennemis de toujours.
Mais un de ses fils a une autre idée sur la façon dont l’incident doit être traité, il pense plus à la sécurité du peuple. Il assomme son père alors que celui ci levait son épée et décide d’accepter le clan dans la ville.

Voila le début d’une incroyable aventure d’acceptation de l’autre et de leurs différences.
Les deux peuples sont on ne peux plus différents. Ils ne parlent pas la même langue, n’ont pas les même principes, ni les même préjugés, et il sera difficile de venir à bout de toutes ces différences pour les unir. La voie vers la paix et la coopération sera longue et semée d’obstacles.

Pour cela nous suivons principalement 2 personnages : Daimon Blackcreek, fils adoptif du seigneur de Black Keep, et Saana Sattistutuar cheftaine du clan Tjakorshi des aigles marrons.
A travers leurs yeux nous somme témoins des épreuves que les deux peuples devront traverser pour arriver à ne pas transformer cette expérience en bain de sang.

Les Tjakorshi  sont clairement inspirés des vikings. Je ne pense pas qu’il y ai besoin de plus d’explications.
Les Nadidans sont un peuple asiatique. Ils chevauchent des dragons, mais que j’ai plus vu comme étant des dinosaures en fait, vu qu’ils ne volent pas et qu’on en trouve des sauvages dans les forets.
Quand les Tjakorshi débarquent un des personnage se fait la réflexion que le terme « Flatlanders » par lequel on désigne les Naridans ne parle pas que de leur pays plat, mais aussi de leurs visages qui sont si différents des leurs. Comme je l’ai dis au dessus, l’honneur joue un rôle très important dans leur culture.

Daimon devra vivre avec sa privation. Car évidemment accepter de laisser entrer leurs ennemis dans leurs murs sans les combattre et sans se défendre, ayant en plus assommé son supérieur pour ça, ne sera pas un fait qui pourra être ignoré par sa hiérarchie et les autres seigneurs de l’Empire.
Il le sait dés le début, mais ça ne l’empêche pas d’agir, car pour lui c’est le seul résultat positif pour le peuple. Si le combat voulu par son père avait eu lieu, les villageois auraient été tués ou blessés et il ne peux pas laisser ça arriver, il en va de sa responsabilité.
Il va donc aller jusqu’au bout de cette idée et tout faire pour que les Tjakorshi arrivent à s’intégrer parmi les siens.

Saana de son coté s’inquiète pour sa fille adolescente qui n’a jamais vu un combat avant. Si elle fait tout ces efforts c’est vraiment pour son peuple. Mais ça n’est pas une femme infaillible et seule sa force de caractère arrivera à gérer cette bande d’indomptables qui sont loin d’être tous heureux de devoir changer leur vie.

J’ai trouvé ce thème vraiment rafraîchissant. On a une belle leçon sur le fait de revoir ses critères et ses croyances pour faire sortir le meilleur de deux cultures. Le mot « compromis » prend tout son sens ici.
De l’homophobie à la façon dont on traite les femmes, de l’honneur aux nuances du langage et ce qu’elles impliquent, de la tolérance à l’acceptation, les sujets sont nombreux et on passe par de nombreuses phases avant que les deux peuples arrivent à imaginer pouvoir coexister en paix.

Chaque personnage va devoir se remettre en cause et comprendre où sa propre culture l’a mené avant de faire un pas vers l’autre.
Et sur ce sujet les deux personnages principaux, Daimon et Saana sont parfait pour ça. C’est d’ailleurs pour moi le point le plus réussi du roman. Les deux m’ont vraiment semblé vivants, avec leurs forces et leurs faiblesses. J’ai même versé ma petite larme lors des moments durs de leurs parcours à tout les deux.

Cependant avant de terminer mon avis sur le livre, je me dois aussi de préciser que je trouve qu’il m’a fait un effet bizarre (sans être négatif, je précise, juste surprenant) quand on le regarde de plus loin une fois la lecture terminée.
En effet l’intrigue dont je vous ai parlé, qui constitue 80+% des pages du livre, semble avoir très peu de liens avec une autre intrigue (sur le reste des pages), donc je ne vous ai pas parlé car elle est vraiment anecdotique, qui elle se déroule dans une capitale qu’on suit par petit bout en parallèle. Et il se trouve que cette intrigue qui avance peu est celle qui donne son nom à la série. Du coup j’avoue que je me questionne sur quel sera vraiment l’intrigue principale de la série sur le plus long terme et quel est le lien entre les deux (pour l’instant aucun si ce n’est de se dérouler dans le même empire).

En ce sens, malgré le sentiment que ce qui aurait du être l’intrigue principale n’avançait pas, je pense que ce roman était quand même bien marquant. J’ai adoré les moments passés avec ces personnages, et j’en redemande !

2 commentaires sur “The God-King Chronicles, book 1: The Black Coast de Mike Brooks

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