L’Interdépendance, tome 1 : L’effondrement de l’empire de John Scalzi

Titre original : The Collapsing Empire
Années de sortie : 2017 VO, 2019 VF
Éditeur : L’Atalante
Nombre de pages : 336
Genre : Science-fiction
Mon avis :
Pas le meilleur Scalzi mais un bon cru, fun, qui se lit bien et nous entraine dans le début d’une grande aventure !
L’interdépendance est un réseau de 48 systèmes peuplés par les humains. Ils sont reliés par le Flux, un lien unique qui permet de voyager plus vite que la lumière pour se déplacer entre ces mondes ci.
Parmi ces 48 systèmes un seul est une planète entièrement habitable pour l’homme, End (car elle est tout au bout du réseau). Tout les autres ne sont que des stations, des villes sous dômes dans des lieux inhospitalier et autres mines dans l’espace.

Mais le Flux n’est pas statique, il est juste très lent. Et ça la plupart des humains l’ont totalement oublié car ça fait des centaines d’années que son changement ne les a pas affecté. Donc personne n’est préparé quand le réseau permettant de partir de End, l’unique planète de l’interdépendance se met à cafouiller …
Personne? Enfin presque …

Nous suivons dans cette période critique un certain nombre de personnages.
Cardenia la bâtarde de l’Emperox mourant qui est devenu son unique héritière suite au décès de son fils unique. Elle n’a jamais fait de politique ni été impliqué dans la vie publique de son père. Il le dit lui même : elle n’est pas vraiment faite pour ça et aura surement pas mal de problèmes.

Sans compter le fait qu’elle n’a jamais voulu devenir Emperox et qu’elle est donc très réticente à tout ce qu’implique son rôle, même si elle fait des efforts. Elle va devoir lutter pour s’imposer dans la jungle de la cour impériale qui n’hésiteront pas un seul instant à lui marcher dessus si elle fait preuve de faiblesse. D’ailleurs une des plus grandes familles fait tout pour lui faire épouser un de ses fils.
Il y a aussi Marce, le fil d’un scientifique posté par l’Emperox sur End pour justement anticiper le changement dans le Flux ou Kiva, qui fait parti d’une des plus grandes famille de marchands de l’interdépendance.

J’ai bien apprécié ces personnages. Ils sont bien différents et certains m’ont bien fait rire avec leur parlé bien à eux (Kiva par exemple). C’est un livre ou j’ai aussi bien apprécié les antagonistes. Ils sont certes un peu caricaturaux (surtout les plus âgés de la fratrie) mais le plus jeune était un opposant avec du potentiel (même si il fait des erreurs ).

Le problème lié au changement du Flux c’est que l’Interdépendance porte bien son nom : les différents systèmes sont dépendants les uns des autres. La plupart ne pourraient pas survivre seuls plus de quelques dizaines d’années au mieux si leurs machines sont bien entretenues. Il leur manqueraient la matière première et le savoir faire nécessaire pour renouveler l’ensemble. Sans parler qu’ils sont tous pour la plupart une population assez peu nombreuse qui ne se renouvelle que par l’extérieur.

Le coté politique joue un rôle important dans ce livre mais on est loin d’un Game of Throne.
Scalzi à le don pour rendre les choses bien plus accessible et fun. Du coup l’ensemble donne une impression de légèreté en comparaison. Dans le bon sens du terme.
J’ai déjà lu pas mal de livres de l’auteur et le ton de celui ci est définitivement celui que j’attendais. Les touches d’humour sont bien présente, l’ensemble n’est jamais tout noir ou déprimant. Je dirais même que c’est le point fort ici, le fait de rester positif et de ne pas rentrer dans le drame permanent (ce qui pourrait totalement être le cas vu le sujet abordé).
Évidemment les personnes préférant les atmosphère plus dures et plus réalistes ne seront peut être pas satisfaits mais pour ma part je trouve que ça fait du bien de tomber sur ce genre de livres.
Après c’est vrai que comparé aux autres livres de l’auteur que j’ai lu celui ci n’arrive pas dans mon top. Il est certes plein de qualités mais au final j’ai quand même eu une petite impression qu’il manquait un thème plus fort (comme c’est le cas dans les John Perry, ou dans Les enfermés).
Après c’est aussi le premier tome, et ça viendra peut être dans les suivants. Mais pour l’instant il est sans doute un des livres les plus « oubliables » de Scalzi. Bien plaisant à lire sur le coup mais sans gros plus pour rester dans ma mémoire sur le long terme.
16/20

7 commentaires sur “L’Interdépendance, tome 1 : L’effondrement de l’empire de John Scalzi

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  1. En fait mon système de notation fait que 16 c'est tout juste après la moyenne (qui est de 15 xD)Le truc c'est que pour moi un livre que je fini vaut forcement 10 (parce que je ne termine que ce que je trouve un minimum acceptable, les notes en dessous étant réservées aux livres que j'abandonne). Et ensuite du coup de 10 à 20 la moyenne c'est bien 15 ;)15 c'est bien mais sans plus16 c'est les lectures que j'ai bien apprécié. Pas particulièrement remarquables sur le très long terme, mais dont je ne peux pas dire du mal pour autant.17 c'est bon et remarquable 18 très bon (et je n'ai jamais mis au dessus sauf pour le T13 de la roue du temps qui a eu un 18.5 ou un 19 je ne me souviens plus)

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